M. Jules Pasquier

Portrait d’une jeunesse centriste parisienne.

 

Chers Lecteurs,

Suite aux élections municipales que nous avons connu, continuons ensemble la découverte d’un nouveau portrait sur le blogue. Vous savez ma volonté de découverte et de liberté de parole envers la jeunesse qui est la mienne. Laissez-moi vous emmener à la découverte d’un benjamin élu au sein de l’hémicycle local parisien.

Luzarches. Le jeune interviewé débute son parcours scolaire dans le Val d’Oise où il obtiendra son Baccalauréat au Lycée Gérard de Nerval.

Sorbonne. C’est dans son envie de liberté et de rêve parisien que notre interrogé viendra étudier l’Histoire au sein de la prestigieuse Université parisienne et obtiendra sa Licence.

HEIP. C’est dans cette continuité que le Master en Sciences politiques lui permettra d’affiner ses études et de découvrir le monde de l’alternance pour continuer dans le même temps son engagement politique auprès d’une députée de Paris.

MoDem Paris. On découvrira l’évolution du parcours politique et de l’engagement personnel de notre personnalité auprès du parti centriste. C’est notamment au sein des Jeunes Démocrates où l’éclosion personnel se fera, pour en prendre la présidence en 2024.

Assemblée nationale. C’est auprès de Mme Gatel que notre personnalité pourra continuer son travail en tant que collaborateur parlementaire.

Conseil de Paris. Une nouvelle étape dans la vie de notre interviewé arrive à l’issue des élections municipales en mars dernier. En effet, à l’âge de 25 ans, il devient le benjamin de la nouvelle mandature du Conseil de Paris, en étant élu sur la liste Changer Paris portée par Mme Dati.

Je vous laisse découvrir le portrait du benjamin du Conseil de Paris et président des Jeunes Démocrates : M. Jules Pasquier.

 

M. Jules Pasquier, président des Jeunes Démocrates – Conseiller de Paris – ©droits réservés

 

La réalisation de ce portrait a été réalisé dans un café parisien le 9 avril 2026.

 

Bonne Lecture !

@romainbgb – 17/04/26

 

 

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Biographie Express de M. Jules Pasquier :

*2000 : naissance à Paris.

*2018 : Titulaire du Baccalauréat série Économique et Sciences sociales mention Bien au Lycée Gérard de Nerval de Luzarches (Val d’Oise).

*2018-2021 : Licence d’Histoire à l’Université Paris IV – La Sorbonne.

*2019 : adhésion au MoDem.

*2021-2023 : Master de Sciences politiques à l’HEIP.

*depuis 2020 : Délégué MoDem du 18e arrondissement de Paris.

*2022-2024 : collaborateur parlementaire de la députée de la 11ème circonscription de Paris, Mme Gatel.

– Secrétaire général des Jeunes Démocrates.

*depuis 2024 : Président des Jeunes Démocrates.

*sept.2025-mars2026 :  collaborateur au groupe « MoDem et Indépendants » du Conseil de Paris.

*Mars 2026 : élu conseiller de Paris.

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À quoi rêve le petit Jules lorsqu’il était enfant ?

« J’avais plein de rêves lorsque j’étais enfant mais aucun qui ne me prédestinait à m’engager spécialement en politique. Je crois que le premier métier que j’ai voulu faire c’était éboueur. Au départ, je croyais être le seul mais je crois que l’on était beaucoup, avec les fameux camion Playmobil. Cela m’est resté longtemps.

« J’ai voulu être cuisinier. J’ai eu ensuite plein de rêves d’aventures. J’avais plein de rêves de métiers passagers mais pas forcément quelque chose qui prédestinait à faire de la politique. Je sais que lorsque j’étais inspiré par un lieu ou par des personnes que je croisais, cela pouvait très vite me donner des envies pour après. C’était assez passager. Je crois que j’étais un enfant assez curieux, avec plein de rêves.

« Je n’ai pas eu de métier où j’ai eu de déclic spécialement. Les métiers d’éboueur et de cuisinier sont restés le plus longtemps et ont tenu la corde. J’ai même, pendant mes premières années étudiantes à Paris, essayé de postuler pour être éboueur pour un job d’été. J’ai été recalé car malheureusement cela n’était pas possible pour un travail d’étudiant. Finalement, je n’étais pas si loin de concrétiser mon rêve d’enfant ! »

Quel souvenir gardez-vous de vos années au Lycée Gérard de Nerval de Luzarches ?

« J’en garde des bons souvenirs. Je pense que je n’étais pas l’étudiant le plus discipliné, ni le plus travailleur. J’étais tout de même assez curieux et volontaire.

« Je garde aussi de bons souvenirs des personnes que j’ai connues, de mes amis, là-bas. Il y avait un bon cadre de vie pour y faire ses études.

« Je sais que pendant toutes ces années, je n’avais qu’une hâte : celle de passer la barre fatidique des 18 ans. Je la fantasmais peut-être un peu. En tous les cas, d’obtenir une forme d’indépendance, de pouvoir choisir librement mon destin, de pouvoir « monter à Paris » et y faire des choses. J’en garde également ce souvenir-là ! »

Comment avez-vous vécu vos années d’étudiant en Histoire à la Sorbonne ?

« C’était formidable ! Cela répondait à tout ce que j’espérais, que je fantasmais peut-être un peu, concernant les études supérieures.

« J’ai commencé en plus sur le site de Paris IV à Clignancourt, dans le 18ème arrondissement de Paris. J’ai eu d’excellents professeurs. Je me suis intéressé à plein de choses. J’ai fait de très belles rencontres.

« C’était absolument formidable parce qu’en fait les Historiens sont gens passionnés par leurs disciplines, qui arrivent à transmettre. Je n’ai jamais voulu être Historien, ni professeur. J’ai fait cela parce que j’étais passionné par les Sciences Humaines. Ce qui m’a permis non pas de devenir Historien, je n’ai pas cette prétention-là, mais de connaitre ce milieu-là, la passion qui anime ces personnes-là, de comprendre pourquoi la culture de l’Histoire, la culture du Patrimoine, le souvenir, sont essentiels !

« J’en garde aussi un magnifique souvenir par les personnes que j’ai rencontré aussi. Le souvenir des professeurs qui m’ont fait me passionner pour des époques que je connaissais qu’à peine au départ ou que je trouvais un peu plus obscures que d’autres. J’en garde donc d’excellents souvenirs. »

Comment est né votre rencontre avec la politique ?

« Avec la politique, je pense que c’est une rencontre progressive parce que je pense que très rapidement, tout jeune, je m’y intéressais. Je ne viens pas d’une famille politisée, du tout. J’ai la chance de dire que je viens d’une famille où il y avait de la culture à la maison. Le Monde était posé sur la table ; on écoutait France Inter lorsque l’on me déposait à l’École le matin. On votait et on se posait la question sur son vote à chaque fois. Ce n’est pas une famille politisée à proprement parler pour autant.

« Petit à petit, les problèmes politiques m’ont assez rapidement passionné. Je me souviens de mon professeur d’Histoire, au Collège, qui était candidat à la Mairie de Luzarches. Ce qui m’avait fait m’intéresser aux problèmes locaux parce que j’avais suivi sa campagne, avec grand intérêt.

« La politique, en tant que telle, m’a toujours passionné. J’ai toujours aimé en débattre avec mes parents et notamment mon père, qui est à gauche. Je pense qu’enfant, par volonté d’avoir un véritable débat avec lui, et aussi par esprit de contradiction, je m’étais dit que j’allais être à droite. [Rires]. C’était simplement mue par cette volonté de débat contradictoire, alors que je ne connaissais pas grand-chose… Je pense que l’on progresse plus rapidement comme cela, en ayant un contradicteur, plutôt qu’en allant dans le sens de ce que pense les gens.

« Au fur et à mesure, cela me passionnait de plus en plus. Je me mettais à lire de moi-même Le Monde. Je m’intéressais aux campagnes électorales. Je me souviens, dès 2012, d’avoir gardé tous les prospectus politiques, les professions de foi, que l’on recevait à la maison. Je pense que c’est quelque chose qui m’a tout de suite passionné.

« Je ne m’étais pas rendu compte tout de suite à quel point cela me passionnait et que je voulais en faire une partie conséquente de ma vie. Je disais juste que cela m’intéressait. Peut-être même que mes camarades au Collège et au Lycée me voyaient faire de la politique, plus que moi-même. [Rires].

« En 2018, lorsque je suis arrivé à Paris pour étudier à la Sorbonne, j’ai eu envie de consacrer du temps à autre chose qu’être simplement étudiant et de m’engager mais dans un sens large. Je me suis posé la question. Lorsque l’on est étudiant et rigoureux, cela prend énormément de temps. Lorsque on l’est un petit peu moins, on a tout de même quelques heures de libre. Je voulais faire des choses. Je réfléchissais à avoir un engagement associatif, à aller dans un think tank, une ONG, que sais-je ?! J’ai commencé à faire des recherches pour essayer de trouver où donner du temps. Finalement, je suis tombé sur le MoDem. »

 

M. Jules Pasquier, président des Jeunes Démocrates – Conseiller de Paris – ©droits réservés

 

En 2019, vous prenez votre carte au MoDem. Comment est né cet engagement ?

« Je cherchais à m’engager. Je n’avais pas forcément en tête de m’engager dans un parti politique. Enfant, je me définissais plutôt comme de droite, presque par esprit de contradiction plus que par conviction réelle. Avec le temps, en m’intéressant davantage à la vie politique, j’ai affiné ma réflexion.

« Je me suis rendu compte que ce qui me parlait le plus, ce n’était pas une appartenance idéologique stricte, mais une certaine manière de faire de la politique : accepter la complexité, refuser les postures simplistes, chercher des équilibres. En observant les personnalités avec lesquelles je me sentais en accord, j’ai progressivement compris que je me retrouvais davantage dans une approche centriste.

« En parallèle, j’écris un message sur la page Facebook des Jeunes du MoDem. Au départ, sans volonté de m’engager, en allant voir ce que le parti propose etc… J’avais envoyé des messages à d’autres associations, auxquelles je n’avais pas eu de réponses. Peut-être si j’avais eu des réponses, l’histoire aurait été différente ! [Rires].

« Finalement, le Secrétaire général des Jeunes d’alors m’a répondu. On s’est retrouvé pour aller boire une bière dans ce même café. Je ne connaissais absolument pas la politique. Il était collaborateur parlementaire à ce moment-là. Il m’a parlé de sa vie en politique. Il m’a parlé de son engagement au sein du parti etc…J’ai trouvé cela passionnant et surtout il m’a ouvert les portes du parti.

« Au détour de conférences, de débats qui s’organisaient, je me suis rendu compte que c’était vraiment cela que je cherchais. Au-delà des idées, c’est surtout dans la façon de faire avec les gens, dans la simplicité et l’accessibilité qu’il y avait.

« Je me suis dit que « j’y avais trouvé ma place ». C’était peut-être à cela que je voulais donner de mon temps sans que je connaisse grand-chose à la politique. C’est comme cela que cela s’est fait, un peu naturellement et au fur et à mesure. J’ai fini par prendre ma carte quelque mois après, sans y être forcé. Je trouvais cela naturel. »

Vous devenez le délégué MoDem pour le 18ème arrondissement de Paris en 2020. Comment vivez-vous cette mission ?

« Tous cela était très progressif parce qu’en fait au départ j’ai eu des contacts plutôt avec des Jeunes du parti. J’ai rencontré Pierre-Jean Baty, qui était alors président des Jeunes du Modem. C’est lui qui m’a mis en contact avec plein de jeunes. Il est devenu un ami. Il est, par ailleurs, aujourd’hui élu au Conseil de Paris avec moi. Il était déjà très actif au sein de la structure parisienne. C’est par son intermédiaire que j’ai connu Maud Gatel qui présidait la Fédération de Paris.

« Je vivais dans le 18ème depuis quelques années maintenant. C’était un arrondissement que je connaissais bien d’avant car j’y passais souvent même lorsque j’étais en région parisienne. L’arrondissement m’a toujours passionné. Le MoDem Paris a proposé à ceux qui s’intéressaient aux élections municipales de venir se présenter. Je me suis dit : « pourquoi pas ?! ». Tout ceci sans penser que cela pourrait avoir un impact concret. Je m’étais dit que j’avais des choses à dire. Il y a beaucoup de choses qui ne vont pas dans le 18ème mais c’est un arrondissement formidable, tout le monde y est très ouvert.

« J’ai eu la chance d’être candidat sur dans le 18ème arrondissement. On était alors en alliance avec les listes d’Agnès Buzyn et de Pierre-Yves Bournazel. J’ai pu faire la campagne à fond. Cela m’a passionné. J’ai pu mieux connaitre l’arrondissement et révéler certains de ses problèmes. J’avais envie de continuer à porter les dossiers propres à cet arrondissement. C’est à la suite de cet engagement pendant la campagne municipale que le MoDem m’a nommé Délégué pour l’arrondissement.

« L’idée c’est de faire vivre et de rencontrer tous les adhérents qui vivent et s’engagent pour le 18ème arrondissement mais aussi d’essayer de porter des idées.

« On a créé un programme pour la campagne de Paris 2026 en y faisant entrer les idées pour l’arrondissement. Tout ceci jusqu’à cette dernière campagne municipale où le MoDem a obtenu une élue au Conseil d’arrondissement. On y est donc maintenant représenté. »

Le Master de Sciences politiques à l’HEIP, une continuité pour devenir un futur élu de la Nation ?

« Absolument pas, et pour tout vous dire, cela s’est fait un peu par hasard. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire en Master. Je ne voulais pas forcément devenir professeur d’Histoire, ni continuer dans la recherche, malgré tout l’amour que j’avais pour l’Histoire à la Sorbonne. Il fallait que je trouve un Master un peu différent.

« Par le fruit des rencontres, on m’a parlé de l’HEIP. Je ne connaissais pas du tout.

« Les professeurs qui enseignaient là-bas étaient très bon. Ce sont les mêmes professeurs que l’on retrouve d’ailleurs à Assas ou à SciencesPo. C’est aussi en y entrant que j’ai appris que la 2ème année de ce Master se faisait en alternance. Et je me suis dit : « je suis un militant du MoDem Paris, j’ai de bonne relation avec Maud Gatel, pourquoi pas tenter l’expérience ! » »

Comment avez-vous vécu la campagne présidentielle de 2022 ?

« Je l’ai vécu dans le rôle qui était le mien parce que j’étais Secrétaire Général des Jeunes du MoDem. J’ai été très convaincu par le fait qu’il fallait soutenir Emmanuel Macron. Le contexte aujourd’hui politique, comme international, montre que l’on ne s’est pas trompé. Tout autre candidat qui aurait été élu et terminé son mandat en 2027, aurait été une catastrophe pour le pays.

« C’est une campagne que j’ai trouvé assez pauvre, tant sur les idées que sur le fond. En réalité, qui était en total décalage avec ce qui se passait à quelques milliers de kilomètres de chez nous. Je pense que cela se ressent peut-être un peu dans le contexte politique et démocratique aujourd’hui. En réalité, cela était aussi lié au contexte international dû à la Guerre en Ukraine qui a percuté cette campagne présidentielle de plein fouet.

« Je ne suis pas sûr qu’à ce moment-là l’on n’ait fait la synthèse de tout ce que voulaient pensaient et espéraient les Français.

« Je ne pense pas que ce soit la campagne présidentielle, ni que ce soit forcément lié à qui que ce soit, mais j’estime que ce n’est pas le plus grand moment de militantisme que j’ai connu. Même si j’étais parfaitement aligné avec ce que je pensais, en soutenant Emmanuel Macron. Je considère que c’était le choix le plus légitime. Je trouvais cela normal que le MoDem continue son engagement qui avait été le sien en 2017. »

Que retenez-vous de votre expérience de collaborateur parlementaire auprès de Mme Gatel ?

« C’était absolument formidable en tout point.

« D’abord, déjà, parce qu’elle a fait le choix de me faire confiance. Je mesurai chaque jour la chance que j’avais, ne serait-ce que de rentrer chaque jour dans ce lieu, qui est un lieu d’exception !

« Mais surtout la chance qu’elle m’a donné en tant qu’alternant de continuer d’apprendre. On continue tout le long de sa vie, ceci est une évidence. Mais lorsque l’on est alternant, on apprend deux fois plus, dans des rythmes qui n’étaient pas forcément évident à jongler avec l’agenda de députée, qui ne s’arrête jamais etc…

« Cela a été passionnant parce que j’ai pu apprendre énormément de choses. C’était une députée qui avait une exigence absolue sur tout et qui s’arrogeait cela en priorité à elle-même. C’était une députée qui ne votait jamais un texte sans au préalable l’avoir étudié en long, en large et de travers. Elle réfléchissait sur toutes ses prises de positions. Travailler pour une élue de cette trempe-là, c’était passionnant.

« Passionnant aussi parce qu’étant une députée de Paris, la circonscription n’était pas loin. J’avais donc la chance de pouvoir être collaborateur à Paris et en circonscription. À ce titre, j’avais accès à tout un tas de choses et de rencontres avec des personnes venant solliciter la députée parce qu’ils ont des problèmes dans leurs vies ou des idées etc… Cela a été un enrichissement absolu.

« C’est un condensé de la société française qui vient et qui sollicite la députée. On allait à la rencontre des gens, dans les casernes de pompiers, les centres de soins palliatifs. On a eu la chance de pouvoir se saisir de sujets. J’ai compris que si je n’avais pas été collaborateur parlementaire, je n’aurai jamais pu voir de mes propres yeux ces choses-là. Tout en ayant en parallèle un travail de fond, rigoureux, sur ses dossiers, donc en abandonnant personne. Il fallait traiter chaque sujet avec sérieux, chaque réunion avec beaucoup de rigueur.

« J’en retire énormément de positif tant sur le plan humain que sur le plan professionnel. Cela a été une période extrêmement riche pour moi. En plus, après mon année d’alternance, Maud Gatel m’a proposé de continuer en tant que collaborateur parlementaire. J’ai encore plus mesuré la chance que j’avais qu’elle continue à me faire confiance.

« Il y a énormément de sujets sur lesquels on a travaillé et qui m’ont beaucoup marqué. Il y a eu évidemment le sujet des retraites où j’ai senti une vraie tension des députés avec les citoyens qui nous appelaient, qui écrivaient beaucoup de mails. Il y avait une forme de tension nationale que l’on ressentait directement à l’Assemblée. J’ai compris aussi qu’il y avait parfois une forme de haine qui se manifestait contre les députés qui n’était pas spécialement justifiée. Cela restait le réceptacle de toutes les colères de la France de ces années-là, qui continue de l’être.

« On a travaillé aussi sur le sujet de la fin de vie, qui m’a beaucoup marqué, à titre personnel. Je me suis rendu compte, sans rentrer dans le détail des convictions qui ont été les miennes à la fin, que sur ces sujets-là, très marquants, les idées préconçues que l’on a sont souvent très mauvaises conseillères.

« En réalité, lorsque l’on a l’humilité de remettre en question ses convictions et de travailler sur le fond d’un sujet, en cherchant à comprendre ce qu’il recouvre vraiment et les conséquences concrètes des décisions prises, le travail parlementaire prend une tout autre dimension. Cette exigence d’analyse, qui oblige à dépasser les réflexes partisans, rend le travail particulièrement riche. C’est, à mes yeux, l’essence même du travail parlementaire, et j’ai eu la chance de le toucher du doigt à ce moment-là. »

 

MM. Jules Pasquier, François Bayrou et Auguste Ott – ©droits réservés

 

Vous devenez par la suite Secrétaire général des Jeunes Démocrates. Comment avez-vous vécu cette nomination ?

« J’en étais très heureux parce qu’au tout début de mon engagement politique, lorsque j’avais discuté avec les premières personnes que je croisai au MoDem, je disais que les mouvements de jeunesse ne m’intéressaient pas. J’en avais une tout autre image. Ce que certains partis politiques continuent de véhiculer et que je regrette d’ailleurs. Comme si c’était une forme de BDE ou alors une instance où les jeunes sont là pour faire beau sur les photos derrière un candidat et/ou distribuer quelques papiers au moment des élections, coller quelques affiches, et c’est tout ! Non pas que l’aspect militant ne soit pas essentiel mais j’estimais que si c’était ne faire que cela, les jeunes en politique, pour ma part, cela ne m’intéressait pas.

« Lorsque je suis arrivé au MoDem, j’ai compris que les Jeunes Démocrates, avaient une place tout à fait singulière et tout à fait différente, je pense, dans ce parti. Tout simplement parce que c’est une composante à part entière du parti, que les jeunes y sont respectés, écoutés, qu’ils peuvent proposer des idées, que c’est aussi une instance où l’on se retrouve entre nous. Tout ceci dans l’esprit très positif et pas léger du terme.

« Mes a priori dépassé sur les mouvements de jeunesse, j’ai commencé à m’en rapprocher. C’est par l’intermédiaire de Pierre-Jean Baty, que j’ai connu Auguste Ott qui constituait son équipe pour tenter de reprendre la présidence du mouvement. Cette rencontre a été absolument décisive dans mon engagement politique. Je me suis rendu compte avec mes deux compères que l’amitié en politique pouvait exister. Si tant est que l’on pouvait en douter. Par conséquent, j’ai accompagné Auguste Ott dans ses 2 mandats de président des Jeunes Démocrates pendant 4 ans.

« J’étais d’abord Secrétaire général adjoint avant de devenir Secrétaire général. J’ai pu l’accompagner au quotidien. C’est un Alsacien donc on n’avait pas la chance de se voir tous les jours mais en réalité pendant ces 4 ans on s’appelait tous les jours, voire plusieurs fois par jour pour gérer ce mouvement de jeunesse.

« C’est une charge aussi prenante que passionnante parce qu’il y a tout un tas de sujets. Il y a évidemment les élections nationales qui percutent un peu ce mandat présidentiel. C’était aussi des réflexions sur comment donner du crédit à des jeunes qui s’engagent en politique ? Comment faire rayonner les idées qui nous parviennent ? Comment accompagner leurs engagements militants ? C’était un rôle qui était fascinant et m’a mené à prendre la suite d’Auguste Ott et à devenir moi-même président des Jeunes du MoDem. »

 

MM. François Bayrou et Jules Pasquier – ©droits réservés

 

M. Jules Pasquier, président des Jeunes Démocrates  – ©droits réservés

 

En 2024, vous devenez président des Jeunes Démocrates. Comment avez-vous vécu ce moment ? Comment menez-vous à bien cette mission ?

« Cela faisait 4 ans que je travaillais pour l’exécutif des Jeunes Démocrates et que j’aidais Auguste Ott dans ses missions. J’avais l’impression, en 2024, que je connaissais par cœur ce mouvement. J’avais envie d’y continuer mon engagement. Je me suis porté candidat et j’ai été élu.

« C’est beaucoup de travail, de disponibilité pour les autres. J’ai pris la suite d’un travail phénoménal d’Auguste Ott en essayant d’accompagner le plus possible les jeunes dans leurs candidatures pour les municipales de 2026. C’est le meilleur moyen pour les jeunes de se faire entendre dans le débat public que de se porter candidat aux élections municipales. C’est un travail de solliciter des candidatures et de se déplacer parfois pour voir les différentes Fédérations, rencontrer les gens, connaitre leurs problématiques, faire du liant entre certaines instances du MoDem et les jeunes.

« C’est un rôle qui est très humain parce que l’on connait tout un vivier de jeunes qui s’est engagé avec nous au MoDem et qui ont des problématiques ou des questions sur leurs engagements en politiques. Des jeunes que l’on essaye aussi parfois de conseiller.

« C’est aussi des rôles très concret parce qu’il faut organiser des évènements. C’est de la communication. C’est chapeauter une petite équipe, qui est formidable, qui a plein d’envies, plein d’ambition, qu’il faut aider. C’est un rôle qui est extrêmement complet. Je donne autant que je m’enrichis. Je m’enrichis chaque jour des interactions que j’ai avec des jeunes qui s’engagent et que je côtoie.

« Cela fera peut-être très éculé, un peu fake comme terme, mais je trouve que les Jeunes Démocrates sont une véritable famille politique. Il y a, à mon sens, une ambiance que l’on ne retrouve dans aucun parti politique, ni aucun autre mouvement de jeunesse. Ce sont des jeunes qui, lorsqu’ils s’engagent, ont décidé de mettre leurs idées et le fond avant toutes autres considérations politiques. S’engager au MoDem lorsque l’on a 20 ans ce n’est pas anodin. Cela prouve que l’on a envie de traiter le fond. Cela prouve que l’on a une certaine modération. Lorsque l’on voit le débat public aujourd’hui et la manière dont sont traité les sujets politiques par les médias ou les réseaux sociaux… Ce n’est pas normal pour un jeune de s’engager au Centre et de s’engager dans la modération.

« Ce sont des jeunes qui ont une certaine idée de la grandeur que devrait être la politique. Ce sont des jeunes qui mettent le fond avant la forme. C’est vraiment passionnant d’accompagner cette génération qui s’engage pour une politique peut-être un peu différente de celle que l’on a l’habitude de voir sur les réseaux sociaux et des différentes outrances que l’on voit dans le débat public. C’est vraiment un rôle magnifique, passionnant et enrichissant. »

 

MM. Jules Pasquier et Pierre-Jean Baty – ©droits réservés

 

Comment avez-vous vécu la campagne municipale parisienne ?

« Déjà, au niveau des Jeunes Démocrates, on a quasiment doublé notre nombre d’élus locaux en 2026, par rapport à ceux que l’on avait en 2020. Ce qui est très encourageant pour notre parti. Je le vois comme un réel accomplissement de mon mandat de président, c’est que l’on a réussi à aider des jeunes à s’engager. On n’a pas réussi à tous les faire élire évidemment, cela reste aux électeurs de décider. J’en retire une réelle satisfaction de voir qu’il y a de nombreux jeunes qui sont élus et qui continuent de porter au niveau municipal nos idées.

« Pour ce qui est de votre question au niveau parisien, on a estimé au MoDem que les Parisiens aspiraient à l’alternance. On a préparé cette campagne municipale très en amont. 2 ans avant l’échéance, au niveau du MoDem Paris, on a organisé des Assises avec tous les responsables, la société civile organisée, les associations, sur différents sujets. On en a organisé plus d’une vingtaine de rencontres sur des sujets parisiens pour établir un véritable programme municipal pour 2026.

« En parallèle de cela, quasiment tous les weekends, avec les militants du MoDem Paris, on était sur les marchés parisiens, bien avant la campagne officielle. On faisait voter les Parisiens sur leurs priorités pour 2026. C’était pour essayer de faire rencontrer les idées des Parisiens avec ce que nous remontait les associations. De cela, on en a retiré une conviction profonde : c’est que Paris méritait mieux et que quelque part les Parisiens nous réclamaient l’alternance.

« À la suite de cela, on a réfléchi. On a publié notre programme 2026 du MoDem Paris, avec plus de 1500 propositions. C’est un programme qui d’ailleurs est un peu inédit dans cette campagne par sa profondeur et par son nombre de propositions extrêmement fouillés et recherchés fournit aussi par les élus que l’on avait au Conseil de Paris, Maud Gatel en tête.

« On a regardé avec ce programme ce qu’il fallait que l’on fasse d’un point de vue électoral. On a vu que la candidature de Rachida Dati était celle qui rassemblait le plus d’intentions de vote et que si on voulait offrir l’alternance aux Parisiens, il fallait l’alliance.

« Cette alliance-là on a pu la faire sincèrement parce qu’on l’a faite sur la base du programme qu’on avait travaillé depuis 2 ans, de nos propositions, de nos ressentis de ce que nous réclamait, voulait, les Parisiens. On a eu des discussions fructueuses avec Rachida Dati qui a repris un certain nombre de nos propositions dans son programme. À partir de là, pour nous, cela était naturel qu’on la soutienne et que l’on fasse en sorte, le plus possible, de favoriser l’alternance et de s’engager dans l’alternance.

« Malheureusement, cela ne l’a pas fait. Il faudra que l’on analyse les raisons profondes de cette défaite. Je ne crois pas que ce soit lié seulement à la personnalité de Rachida Dati, comme certains essayent, après coup, de le faire passer. Je pense que c’est peut-être plus profond. Peut-être que les Parisiens ne voulaient pas forcément l’alternance autant qu’on le pensait.

« Cette campagne parisienne a été tout de même, à mon sens, passionnante. J’ai vu qu’il y a des choses qui n’allaient pas à Paris. Mais je salue l’élection d’Emmanuel Grégoire. Et à l’heure où l’on se parle, je remarque quand même le fait qu’il tende la main aux oppositions ce qui est une forme de rupture avec le mandat d’Anne Hidalgo qui semblait un peu enfermée dans sa Tour d’Ivoire.

« En allant dans certains quartiers du 18ᵉ arrondissement, par exemple, on se rend compte que certaines situations ne sont pas acceptables dans une ville comme Paris. Les enjeux de sécurité et de propreté y sont particulièrement visibles, et donnent le sentiment que la ville ne tient pas ses promesses pour tous ses habitants. Cette réalité est encore plus frappante pour les personnes en situation de handicap, ou pour celles qui n’ont pas les moyens de faire face au coût de la vie parisienne. Car si Paris reste une ville magnifique, à mes yeux, la plus belle au monde, elle peut aussi être, pour beaucoup, une ville profondément difficile à vivre.

« Je pense que Paris doit faire mieux. Cela va par conséquent être notre rôle dans l’opposition que d’être vigilant pour que l’on puisse tout de même réparer ces injustices que créé Paris. »

 

M. Jules Pasquier, Conseiller de Paris – ©droits réservés

 

Vous venez d’être élu conseiller de Paris, à 25 ans. Qu’avez-vous ressenti à ce moment-là ?

« C’est beaucoup de responsabilité. Je pense que j’ai été élu pour travailler. J’ai envie de m’engager vraiment pour les Parisiens et de me donner à 100% pour mon mandat. De ne pas me dire que mon mandat c’est au Conseil de Paris, dans les ors des Salons de l’Hôtel de Ville, mais que c’est un mandat qu’il faut faire vivre au contact des Parisiens. C’est vertigineux parce que c’est un gros travail et j’ai l’envie de le faire bien, de le rendre visible. Il faut rendre ce mandat, assez méconnu des Parisiens, plus tangible.

« Une des premières choses que j’ai ressentis c’est peut-être beaucoup de reconnaissance pour tous ceux qui ont permis que je sois élu Conseiller de Paris si jeune. C’est évident que cela ne va pas de soi. J’ai une grande reconnaissance envers mon parti politique, Maud Gatel et Pierre-Jean Baty en tête, qui m’ont fait confiance « malgré » mon jeune âge, pour me faire figurer sur la liste en me donnant une chance d’être élu Conseiller de Paris et de travailler avec eux. C’est une véritable chance et je ne les remercierai jamais assez en réalité. Je les remercierai en travaillant et en me donnant à 100% dans mon mandat.

« Mais je ne les remercierai jamais assez de me donner cette chance-là parce que ce n’est pas quelque chose qui est automatique. Avoir un mandat ce n’est pas quelque chose qui se mérite simplement et qui est un droit, en fait.

« J’ai aussi cette envie de bien faire et tout cet aspect un peu vertigineux de tout ce qu’il faut faire pour être un bon Conseiller de Paris. Tout ce que j’ai envie de faire mieux, peut-être, que de ce que je vois aujourd’hui au Conseil de Paris. Je mesure l’ampleur de ce qu’il y a à faire pour être un bon élu. Ce qui me donne énormément de motivation. »

 

Conseiller de Paris mandature 2026-2032 – M. Jules Pasquier – ©Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris.

 

Comment appréhendez-vous votre rôle de Conseiller de Paris ?

« Justement en reprenant ce que je vous disais, je pense qu’un mandat de Conseiller de Paris ne doit pas commencer et s’arrêter à l’Hôtel de Ville, qui est un magnifique bâtiment. Cela ne doit pas être seulement de voter pour ou contre les délibérations qui nous sont proposées par l’exécutif parisien.

« Je pense qu’évidemment l’on doit travailler très en amont les sujets qui touchent les Parisiens. Ces sujets-là, on ne doit pas les inventer nous-même. C’est en étant au contact avec les Parisiens, en étant en contact avec les associations, que l’on fait remonter leurs problématiques et que l’on est un Conseiller de Paris efficace et constructif en proposant des solutions concrètes.

« Je conçois mon mandat comme quelque chose qui ne s’arrête jamais à la fois dans le temps et géographiquement. Ce n’est pas parce que je quitte les portes de la séance du Conseil de Paris que mon mandat de Conseiller de Paris s’arrête. Bien au contraire. C’est au contact des Parisiens.

« Il y a un gros sujet sur l’isolement à Paris. Ceux qui pensent que leurs problématiques sont irrémédiables et que Paris se construit contre eux ou sans eux. C’est là où commence le travail d’un élu. C’est de se porter garant de tous les Parisiens et d’essayer de remonter toutes les problématiques. C’est en se mettant vraiment à la disposition des Parisiens qui nous ont en réalité élu, qui nous ont choisi quelque part d’être leurs représentants, que je conçois personnellement ce mandat.

« Tous les sujets en découleront à partir de cela. Je n’ai pas la prétention aujourd’hui d’être un expert sur tel ou tel sujet, de vouloir préempter un sujet et d’être absolument incontournable lors d’un Conseil de Paris sur un sujet. Je n’ai pas non plus la volonté de traiter que des sujets sur la jeunesse. J’ai plutôt envie d’apporter un regard « jeune » à tous les sujets qui vont être traiter par le Conseil de Paris.

« Surtout l’envie de réconcilier Paris avec les Parisiens. C’est ce que je disais avant, objectivement, Paris reste la plus belle Ville du Monde, qui est formidable à bien des égards, mais qui est formidable je trouve pour des gens qui sont capable d’y voir toutes les qualités. Lorsque l’on est une personne âgée à Paris, c’est compliqué. Lorsque l’on est une personne handicapée à Paris, c’est compliqué. Lorsque l’on vit dans un logement social à Paris, c’est compliqué. Selon certaines problématiques, la Ville est plus une menace que quelque chose qui nous aide réellement.

« J’ai vraiment envie d’être le porte-voix et le relais de tous les Parisiens qui voudront bien me solliciter et nous solliciter avec le Groupe que l’on aura à l’Hôtel de Ville. »

 

MM. Jules Pasquier et Pierre-Jean Baty au sein du Conseil de Paris – ©droits réservés

 

Quels rapports avez-vous avec les réseaux sociaux ?

« C’est une excellente question. Je suis un jeune très mauvais là-dedans. Je ne veux pas paraitre comme celui qui dit que : « les réseaux sociaux c’est nul. On n’en n’a pas besoin ! ». Et de faire le jeune réac, vieux boomer, parce ce que ce n’est pas du tout ce que je suis.

« Effectivement je n’ai pas de compte sur Instagram.

« Pour la petite anecdote, j’étais, comme de nombreux Français chez mes grands-parents ce weekend de Pâques. Mon père a installé Instagram à ma grand-mère, avant que moi-même je n’ai Instagram. [Rires] Ce qui est tout de même paradoxal !

« Déjà, je pense que l’ensemble de la politique ne doit pas se passer sur les réseaux sociaux. Parce qu’en fait c’est aussi une bulle, le petit monde politique est très présent sur les réseaux sociaux mais sans toucher énormément de Français.

« Maintenant je considère aussi qu’un certain nombre de jeunes, mais pas forcément que des jeunes, se renseigne, regarde la politique, apprend à s’informer sur des sujets d’actualités via les réseaux sociaux. Peut-être que maintenant c’est d’ailleurs incontournable d’être présent sur les réseaux sociaux, non pas pour juste faire du « like » et contenter sa base militante mais aussi pour toucher tous les Parisiens.

« Je vous disais qu’en fait il faut toucher tous les Parisiens dans son mandat. Il y a aussi des Parisiens qui sont jeunes, qui n’ont pas forcément le temps d’aller à des réunions ou qui n’ont pas envie d’y aller, mais qui en revanche qui ont un compte TikTok, un compte Instagram, et qui vont être beaucoup plus intéressé par une vidéo courte où l’on explique ce que l’on va faire. C’est aussi par-là que doit passer l’information.

« Je trouve cela absolument passionnant et cela permet à des jeunes de se politiser parce que c’est facile d’accès. Cela permet vraiment à des jeunes d’avoir des avis sur tout et d’être intéressé par des sujets ou de s’informer sur des sujets qu’ils n’auraient pas forcément eu sans les réseaux sociaux.

« En même temps, cela ouvre tout un tas de questionnement sur l’évidente question de la neutralité sur les réseaux sociaux, sur les contenus qui ne donnent pas forcément de contexte etc…

« Je pense qu’il faut tout de même s’engager sur les réseaux sociaux. Je dois peut-être moi-même réfléchir à ouvrir une page Instagram, parce qu’en fait c’est en réalité-là que se passe une partie de la politique, pour les plus jeunes en particulier. Il ne faut pas abandonner ce terrain-là aux extrêmes.

« Parce que Jordan Bardella est excellent pour montrer qu’il mange du fromage au Salon de l’Agriculture et que cela lui fait des « likes ». Parce que l’extrême gauche, par des vidéos de 10 secondes, est capable de rendre simple des questions internationales complexes avec des méchants et des gentils. Je pense qu’il faut trouver une voie peut-être plus modérée. Ce n’est pas forcément évident dans ce monde où les contenus pauvres dominent.

« Il ne faut pas être non plus dans la résistance à ces phénomènes. Il faut en avoir un bon usage, que ce soit dans la politique, comme dans la vie de tous les jours. Je pense qu’il faut le prendre, comme je vous le disais, comme quelque chose qui permet de toucher des gens qui n’auraient pas été touché par des sujets politiques. Il faut absolument les utiliser aujourd’hui, sans négliger d’autres formes de communication politique. »

 

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Merci à M. Pasquier pour son écoute et sa bienveillance lors de sa participation à cet entretien-portrait

Publié par RomainBGB

Franco-sicilien né en Helvetie. Co-auteur de l'ouvrage "Dans l'ombre des Présidents" paru en mars 2016 aux éditions Fayard.

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