Autrement

Autrement.

Réflexion de vie
© Droits Réservés – Romain BGB

Souvent l’idée de changer les choses prennent le dessus sur l’envie, pour contrebalancer une certaine routine habituelle. Cela parait simple quand on veut faire évoluer certaines choses dans la vie. C’est en tout cas la réflexion que je me fais concernant mon regard vis-à-vis de mon action politique. Mon regard dessus a changé depuis plusieurs années. L’effervescence en moins. Tout est question d’équilibre ? Je le supposais.

L’écriture d’un livre sur la politique change-t-il la donne ? C’est ce qui semble, pour ma part, être le cas. Côtoyer des personnalités politiques de plus près. Ce qui donnerait une autre vision de l’adrénaline qui vous alimentait jusque-là, depuis le temps. La remise en cause perpétuelle qui permet d’en arriver à constat-là. Ce qui n’enlève en rien l’attachement et l’intérêt que l’on puisse avoir pour la chose publique. Dont acte.

Le tout est de persévérer dans la quête pour ne pas sombrer dans les travers vers lesquels la politique peut nous amener. Il convient de garder la distance nécessaire pour ne pas se laisser porter par les vicissitudes qui peuvent nous arriver. « L’enfer, c’est les autres ?![1] » C’est dans cette réflexion-là que j’ai commencé à prendre moi-même de la distance par rapport à mon regard sur la politique. Encore hier soir, je me le suis prouvé, en regardant la meute agir lors d’une soirée de lancement d’une campagne municipale. Sincère, ou non. La cour et ses courtisans sont toujours là. La flatterie hypocrite avec. « Bon appétit, messieurs ![2] »

Ce qui me ramène à mon écriture sur mon blogue. Là, aussi, ces derniers temps sont rudes. A croire que l’interview politique intéresse moins les intéressés. C’est un peu l’amer constat que je dois me résoudre de faire. La politesse n’est-elle plus de mise ? Je me suis toujours imposer d’accorder une validation de relecture aux personnes interviewées. Serait-ce moi qui arrive au bout de l’exercice et ne sait guère plus comment gérer la chose ?

Une chose est sûre, c’est que le blogue commence à coincer comme cela. Je reste auprès de vous, ne vous inquiétez pas. Peut-être est-ce venu le temps de trouver un nouveau format et des nouvelles façons de procéder dorénavant ? Je n’aurai guère de réponse à vous apporter. La certitude que cela doit se faire autrement. Une fois de plus.

L’écriture de billet parait alors comme la solution la plus louable. L’écriture semble la solution face à ces vastes hésitations négatives que je peux recevoir actuellement. Ce qui me revient toujours en tête, avec ces beaux mots de Jorge Semprùn sur l’écriture et la vie. Cette force que peut avoir l’écriture sur la vie m’a toujours fasciné.

Ce qui m’amène à partager avec vous en guise de conclusion, cet extrait du De principatibus de Niccolò Machiavelli :

« [11] Mais comme on ne peut les avoir ni les observer entièrement, car les conditions humaines ne le permettent pas, il lui est nécessaire d’être assez prudent pour savoir fuir l’infamie de celles qui le lui ôtent pas, pour savoir s’en garder, si cela lui est possible ; mais si c’est impossible, il peut s’y laisser aller, avec moins d’égard.[3] »

@romainbgb – 22/XI/2019

[1] Tiré de la pièce Huis Clos (1943) de Jean-Paul Sartre (conclusion de la pièce).

[2] Tiré de la pièce Ruy Blas (1838) de Victor Hugo (Acte III Scènes 2).

[3] De principatibus, Niccolò Machiavelli – PUF, 2000 – Chapitre XV – p.139

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