Dos au mur

Je me lance dans un nouvel exercice littéraire sur mon blogue : la fiche de lecture. Une fois n’est pas coutume, j’ai souhaité partager avec vous une lecture d’un roman qui m’a particulièrement touché dans ces temps qui courent. Bonne lecture à vous !

IMG_20180323_123853.jpg
« Dos au mur » de Nicolas Rey, publié le 15-03-2018, Au Diable Vauvert. © Romain BGB –

La peur de la page blanche. Ceci s’applique à tout auteur commençant la rédaction d’un nouvel ouvrage et/ou article. Se retrouver devant cette feuille de papier et ce stylo et n’avoir rien à dire. N’importe quel écrivain a du, surement, ressentir cela un jour devant sa page blanche et sa plume.

Dans son nouveau roman, intitulé « Dos au mur », Nicolas Rey nous invite dans son voyage intime. Alcool, drogues, maladie, relation père-fils, amours . . . Tous les problèmes personnels que connaît l’auteur y passe. Sans filtres, ni aucunes concessions, Nicolas Rey se livre comme jamais.

Hyppolite. Douze ans. La vie devant soi. Le fils du romancier nous permet d’entrer dans l’intime de Nicolas Rey. A tel point que l’on ne sait plus s’il on n’est dans la réalité ou la fiction littéraire. Les enfants apaisent les parents. Ce sentiment de vie et de rapport humain permet à l’auteur-personnage de se réconcilier avec les siens et en premier lieu avec son fils. Ce qui se ressent également au vue de la relation que le personnage central-auteur entretient dans le roman avec son père.

Marion. La mère d’Hyppolite. L’amour a défait ses liens entre l’auteur et elle. Mais cette dernière n’en demeure pas moins la mère de l’enfant de l’auteur. Les excès du personnage central l’ont mené à sa propre perte. La fin du couple était inéluctable.

Joséphine. Le rayon de soleil du livre pour le personnage central du roman. S’attacher par amour à la vie. S’en déferre tout aussi facilement lorsque l’amour n’est plus. Est-ce vraiment aussi simple que ça ? Osez Joséphine !

Félix Ponte. Ce nom sera présent tout le long du roman et pour cause. C’est celui à qui l’auteur a emprunter vint-pages pour finir dans les temps son roman auprès de son éditeur. Vingt pages qui feront grand bruit, le plagiat est là, le mal est fait !

Patricia Clash. Les liens unissant l’auteur et la grande journaliste, voix de la radio, semblent ne plus être au beau fixe à la lecture de ce roman. Mais on admire pour autant une véritable déclaration-hommage dans ce roman. On ne peut qu’apprécier !

Mathieu S. Ce petit lutin est entré dans la vie de l’écrivain comme un saltimbanque sur une scène de théâtre. Véritable témoin du livre, une entente se crée entre «  celui qui ne sait pas finir ses phrases » et l’écorché vif.

Nous sommes tous des Garçons Manqués. Ce lien entre la chanson et l’écriture est tellement fusionnel. A travers cette belle rencontre, le temps d’une chronique dans une émission radio, deux êtres ont su fusionner leurs savoir. Ce petit bijou entre Mathieu et Nicolas nous a donné cette lecture. Merci Pascale Clarck !

Hyppolite peut être fier de son papa. Ce petit bijou de 266 pages est bien présent. Les vingt pages de plagiat ont servit de prétexte. Les mensonges de l’auteur ont fait souffrir au plus profond d’eux les personnes qu’il aime, en commençant par Hyppolite. Sous cette forme de mea culpa littéraire, une thérapie se dessine pour Nicolas Rey dans ce roman.

Affabulateur, sûrement, amour de la vie, surtout !

Petite bouteille dans la mer, ce petit billet ne sera pas comme celui habituel, certes. Monsieur Rey ne lira probablement pas cette petite fiche de lecture, mais un grand merci à lui me vient à l’esprit. Merci à lui de nous rappeler à la vie.

En tout les cas, Monsieur Nicolas Rey, si vous passez par là et que l’envie (folle ?) vous prend de m’accorder une rencontre pour ce blogue, n’hésitez pas ! 🙂

 

@romainbgb – 8/04/2018

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :