Drôle de soirée

En terme de lendemain de soirée électorale présidentielle, je ne suis pas sûr que l’on ait jamais connu pareil scenario. Les deux partis traditionnellement au pouvoir depuis la création de la Vème République ont été évincés en l’espace d’une soirée.

D’un côté, le candidat, issu de la primaire de la majorité au pouvoir, a vu ses chances présidentielles réduites à néant par un parti qui s’est mis En Marche il y a à peine un an. Un peu plus de deux millions d’électeurs ont soutenu Benoît Hamon dans son aventure présidentielle. Quand en 2012, ils étaient plus de dix millions à voter François Hollande

De l’autre, le candidat, issu, lui aussi, d’une primaire du parti gaulliste, a été également évincé par les urnes. Un peu plus de neuf millions sept cent mille Français avaient donné leur voix à Nicolas Sarkozy en 2012. Ils ne sont plus que sept millions à se retrouver derrière François Fillon et sa volonté d’agir aujourd’hui.

La critique est aisée mais l’art est difficile.

Les rivalités claniques traditionnelles sont remises en cause. Un nouveau mouvement s’est mis en marche. Un vent de renouveau souffle sur l’électorat français. Las de tout ces abus de pouvoir et d’immobilisme, une volonté d’insoumission et de patriotisme a germé dans notre pays. Plus de quatorze millions d’électeurs ont fait part de cette volonté de changement en votant soit pour Marine Le Pen soit pour Jean-Luc Mélenchon. Il y a quinze ans, cela paraissait comme une peur, aujourd’hui comme une réalité bien présente… Ceci à tel point que plus personne n’est étonné du score du Front national de Marine Le Pen ou de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

Un peu plus de huit millions cinq cent mille personnes ont décidé de mettre la France en marche en plaçant Emmanuel Macron en pôle position pour le premier tour de la présidentielle.

« L’abstention n’est pas dans mes gènes […] Je voterai donc pour Emmanuel Macron. » – François Fillon, dans la soirée du 23 avril 2017.

Je peux ainsi comprendre la frustration et la tristesse de grand nombre de Français de ne pas avoir au second tour de la présidentielle le candidat de leur choix.

Je suis l’un d’entre eux.

Mais justement, on est français, nous aimons notre pays et nous croyons en lui. À ce titre, nous avons le devoir de nous déplacer dans les isoloirs et de porter notre choix dans les urnes. Le front républicain doit être présent dans notre hexagone. A nous de rappeler les belles valeurs que sont celles de la liberté, de l’égalité et de la fraternité !

Les treize jours qui nous séparent du second tour de la présidentielle ne s’annoncent pas comme étant les plus propices. Mais je pense qu’il est de notre devoir de montrer, d’ici là, ce que l’on sait faire de mieux : activer les valeurs de tolérance et de démocratie.

 

Dimanche 7 mai 2017 : Oui, je vote !

 

@romainbgb – 24/04/17

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