Mme Virginie Lanlo

Éducation meudonnaise.

Chers Lecteurs,

Je vous propose de bien vouloir continuer le chemin de l’hémicycle nationale en donnant une nouvelle fois la parole aux femmes et à l’action. Je souhaite poursuivre avec vous sur le parcours d’une suppléante de la mandature devenue députée suite à la nomination de son binôme au Gouvernement.

Économie. Ce sont sur les bancs de l’Université de Nanterre que notre interrogée complétera son cursus supérieur.

Communication évènementielle. C’est dans ce domaine que notre nouvelle personnalité s’épanouira autour de la publicité, de la communication et de l’évènement.

FCPE. Nouvelle étape de vie pour notre interrogée qui s’impliquera dans l’éducation de ses enfants, lui permettant de rejoindre la Fédération locale de parents d’élèves de Meudon. Ainsi, les premières armes et les rencontres lui ouvriront les portes pour partir à la rencontre de l’exécutif local et de son premier édile.

Municipales 2008. Dans cette continuité, le 1er mandat local se concrétise en étant sur la liste conduite par M. Marseille. Dans le prolongement de son parcours professionnel, elle devient l’Adjointe en charge des affaires scolaires de la Ville de Meudon. En 2014, les affaires scolaires ainsi que tout le périscolaire et l’extrascolaire viennent compléter le portefeuille de notre élue. En 2020, sous l’impulsion de M. Larghero, elle devient 1ère Adjointe en charge de l’Éducation.

Législatives. Jamais 2 sans 3. La 3ème est la bonne ! Celle qui se définit comme la « reine des suppléantes » participera à 3 reprises à des élections législatives tour à tour auprès de MM. Guillet et Boyer avant d’obtenir le ticket gagnant auprès de Mme Thévenot.

#Circo9208. Le parcours électoral de notre interrogée prend un nouveau tournant suite aux élections législatives de juin 2022 pour la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine et la nomination de Mme Thévenot au Gouvernement le 20 juillet 2023. Elle devient ainsi députée.

 

Je vous laisse découvrir le portrait de Mme Virginie Lanlo, députée de la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine.

Mme Virginie Lanlo, députée de la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine ; ©droits réservés

Ce portrait a été réalisé lors d’un entretien à l’Assemblée nationale le 27 octobre 2023.

Bonne lecture !

@romainbgb – 06/11/23

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Biographie Express de Mme Virginie Lanlo :

*1968 : Naissance à Paris.

*1986 : Obtention du Baccalauréat série B.

*1986-1989 : Licence d’Économie à l’Université Paris X – Nanterre.

*1989 – 1990 : Année de Maitrise en Économie à l’Université Paris X – Nanterre.

*1990 – 1993 : Assistante Communication chez Profusion.

*1993 – 1996 : Directrice de Production Événementielle chez Satellite Conseil.

*2000 – 2008 : Présidente d’une fédération de parents d’Élèves (Union Locale FCPE – à Meudon ; Hauts-de-Seine).

*2008-2020 : Maire adjointe de Meudon (Hauts-de-Seine) déléguée à l’Éducation.

*2008-2023 : membre de la Commission Éducation et représentant l’AMF.

-Responsable du Réseau des Maires-Adjoints en charge de l’Éducation au sein de l’AMD 92 (Association des Maires des Hauts de Seine).

*2014-2015 : conseillère communautaire du Grand Paris Seine Ouest.

*2015-2020 : conseillère territoriale du Grand Paris Seine Ouest.

*2020- 2023 : Première Maire adjointe de Meudon (Hauts-de-Seine) chargée de l’Éducation.

*2021-2023 : Co-présidente du GT Restauration-Alimentation pour l’AMF.

*juin 2022 : élue députée suppléante de la 8e circonscription des Hauts de Seine.

*depuis août 2023 : Députée de la 8e circonscription des Hauts de Seine.

-membre de la Commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée nationale.

-conseillère municipale de la Ville de Meudon (Hauts-de-Seine).

– Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

 

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À quoi rêvait la petite Virginie lorsqu’elle était enfant ?

« Je pense que comme beaucoup de petites filles et de petits garçons, je souhaitais être vétérinaire. C’était effectivement pour ce qui concerne la petite fille.

« Après, j’ai toujours été attiré par tout ce qui était l’organisation d’évènements. J’aime bien fédérer. J’aime bien organiser.

« Ce qui d’ailleurs m’a conduit à faire une Licence d’Économie. Je caricature un peu mais à l’époque, en 1986, vous aviez le choix entre aller à la Fac ou aller en Prépa. On n’avait pas les mêmes possibilités que les jeunes ont aujourd’hui en termes de choix d’études. Je suis donc rentré à l’Université.

« Comme vous avez pu le voir sur mon CV, je n’ai pas fini ma Maîtrise. Je n’ai pas eu mon diplôme en totalité. Je ne l’ai eu qu’à moitié. On m’a proposé un emploi dans la publicité. J’ai signé. »

Comment est née votre rencontre avec la politique ?

« C’est la rencontre d’un homme : Hervé Marseille ! On est en 2007, avant les élections municipales de 2008. C’est là qu’il m’a proposé de rentrer dans son équipe municipale. Je suis devenu directement Adjointe en charge des affaires scolaires, avec que le périmètre de l’École.

« La mandature suivante, en 2014, j’avais les affaires scolaires ainsi que tout le périscolaire et l’extrascolaire. On a eu un changement de maire en milieu de mandat parce qu’Hervé Marseille ne pouvait plus cumuler maire et sénateur.

« En 2020, sous la capitainerie de Denis Larghero, j’ai été nommée 1ère Adjointe en charge de l’Éducation. »

Comment avez-vous vécu vos années sur les bancs de l’Université de Nanterre ?

« Beaucoup de temps dans la salle de permanence à jouer au Tarot. [Rires] J’étais au B.D.E. aussi. Je jouais dans la salle de permanence avec les copains. À travailler tout de même un peu, parce que j’ai quand même eu ma Licence. Tous cela pour dire que cela a été des années agréables, festives, amicales. Pour autant, je n’y suis pas resté 15 ans.

« Même si très honnêtement les cours n’étaient pas top. J’avais bien aimé les cours de gestion. C’est mon côté organiser cela.

« Le pire des cours je crois que c’était le codage. On apprenait le codage sur des ordinateurs qui n’ont rien à voir avec ceux que l’on a aujourd’hui. Il fallait faire des lignes de codage et écrire un programme : un cauchemar ! Cauchemardesque ! Autant vous dire qu’il ne tournait pas très bien mon programme. [Rires]

Que retenez-vous de votre expérience chez Profusion ?

« Un bonheur ! J’ai appris énormément. J’étais assistante de projet. C’était le domaine de la publicité, de la communication et de l’évènement. Il y avait un travail d’équipe. On ne comptait pas nos heures.

« Ce qui m’a permis d’être repéré par un de nos clients, qu’était Satellite Conseil, l’agence dans laquelle je suis allé après. J’y étais directrice de production en évènementiel. »

Comment s’est passé votre expérience de directrice de production en évènementielle ?

« Le plus gros client que l’on avait à l’époque c’était ce que l’on appelait Disneyland mais EuroDisney aujourd’hui. À l’ouverture, on a organisé des Championnats du Monde d’échecs pour les enfants pendant 3-4 jours. On était une toute petite équipe. Au temps vous dire que je finissais extenué à la fin, à donner les ordres de ce qu’il fallait faire, parce que je ne pouvais plus marcher parce qu’EuroDisney c’est très grand ! Lorsque vous êtes directrice de production sur des évènements comme cela vous vous couchez tard et vous vous levez tôt.

« C’était top. Ce sont ces évènements à EuroDisney. On était une petite équipe. J’avais un patron un peu caractériel mais paix à son âme parce qu’il a rejoint les étoiles. Ce n’était pas facile tous les jours. Il m’a appris énormément de choses même si de temps en temps je claquais la porte. Il était très exigeant et très organisé. C’est sans doute aussi ce qui a forgé mon caractère et ma manière d’être aujourd’hui sur l’organisation du travail. »

Que retenez-vous de l’engagement auprès de la fédération de parents d’élèves ?

« Cela a été, indirectement, le début de mon engagement en politique, finalement.

« Ce sont d’abord les accompagnements de mes enfants qui m’ont animé dans cette démarche-là. J’ai 3 garçons, qui sont grand maintenant. Lorsque mon aîné est entré en maternelle à Meudon, on est venu me voir pour me proposer de rentrer dans une équipe de parents d’élèves. J’ai accepté, sachant qu’au départ je n’y connaissais pas particulièrement quelque chose dans le domaine.

« Cela a été des histoires de rencontres. J’ai rencontré 1 ou 2 ans après, la présidente de la FCPE locale, qui elle était en fin de cursus pour son fils. Elle m’a proposé de reprendre le flambeau. J’ai accepté.

« J’ai animé pendant un certain nombre d’années pour les parents d’élèves du Primaire sur toutes les Écoles de Meudon.

« Ce n’est pas la même chose que dans le Secondaire. On était à 22 Établissements, depuis on a un peu réduit parce que l’on a fusionné ou fermé.

« J’ai mis en place tout un principe de réunion. On avait créé Le Petit Journal que l’on mettait dans tous les cahiers des parents d’élèves, par trimestre. On avait des réunions thématiques. C’est aussi comme cela que je suis entré en connexion avec les équipes municipales de la Ville qui étaient en charge de l’Éducation et donc de ma prédécesseuse à l’époque, Isabelle Maure. On s’est très bien entendue.

« Isabelle Maure a d’ailleurs fait l’intermédiaire pour que je rencontre Hervé Marseille. Elle souhaitait arrêter son mandat d’élue en charge de ces sujets-là.

« Tout mon parcours a été fait globalement que de rencontre. Je n’ai jamais eu comme objectif d’être à ce bureau-là aujourd’hui, au départ, en fait. »

 

Mme Virginie Lanlo autour de M. Marseille et Mme Thévenot – ©droits réservés

 

Comment avez-vous vécu la campagne municipale de 2008 ?

« C’était une grande découverte parce que je n’avais jamais fait de campagne électorale en tant que militante.

« Cela a été une campagne d’équipe faite dans la bonne d’humeur. C’était une très bonne équipe. En prime, je sortais d’une péritonite en janvier. J’étais donc en pleine forme. [Rires]

« C’est une superbe aventure d’équipe. Je l’ai plutôt bien vécu. [Rires] »

Comment s’est passé votre mandat d’Adjointe au Maire de Meudon en charge de l’Éducation ?

« La première année, je sortais d’une casquette de présidente d’une Fédération de parents d’élèves avec une autre casquette, plutôt de l’autre côté du mur, si je puis dire, d’élue en charge de l’Éducation. Aussi bien du côté des directeurs d’Écoles, que des parents d’élèves, la posture n’est forcément pas la même.

« Pour être transparente, je le dis à chaque fois, la première année n’a pas été très facile. Ceci notamment pour prendre sa place, obtenir la légitimité des uns et des autres. Mais je n’ai rien lâché, évidemment. Comme dans tous ce que j’entreprends, je reste persuadé que le contact, qu’aller vers, est absolument essentiel. C’est ce que j’ai fait et au fur et à mesure.

« Après 15 ans de mandat en charge de l’Éducation, j’ai la fierté de dire qu’à Meudon on a cette chance d’avoir de très peu de turn over d’Écoles, d’enseignants. Il n’y a pas de conflits avec les Fédérations de parents d’élèves. On peut être en désaccord. Il y a une stabilité des équipes aussi bien dans les services qu’au sein des Écoles.

« Je pense que c’est une énorme chance. C’est un travail au long court de liens, d’échanges, d’accords, désaccords, compromis à trouver mais avec un seul objectif qu’est celui d’accompagner nos enfants. C’est une superbe aventure ! »

Quel regard portez-vous sur la campagne municipale de 2020 ?

« On a été élus au 1er Tour donc on n’a pas eu de 2ème Tour. [Rires] Mine de, pendant 3 mois en attente de la nouvelle investiture, on avait une double équipe municipale. On faisait des appels, des visioconférences avec une double équipe municipale. C’était assez particulier, évidemment.

« Cela a été une période éminemment difficile. On a été confronté à une situation que l’on n’avait jamais vécue. Mais cela a été une situation d’une grande solidarité parce qu’aussi bien les nouveaux élus, que les anciens dans la même équipe, se sont tous mobilisés pour faire ce qu’ils avaient à faire au moment de la distribution des masques et des mesures à prendre.

« Pour les Écoles également. J’ai eu des équipes formidables qui se sont mobilisés. On a pu assurer la prise en charge des enfants de tous les personnels qui étaient absolument indispensable sur le terrain de la pandémie. Il y a eu un vrai engagement des équipes.

« Autant le 2ème confinement a été difficile. Autant le 1er confinement, qui était certes inédit, je dirais qu’en quelque sorte a été plus facile à vivre. On avait cette impression d’être dans une certaine bulle, hors du temps, tout en assurant une solidarité, un accompagnement. C’était une ambiance très particulière lorsque l’on sortait dans les rues. Il n’y avait personne. Mais, tout en ayant cette impression de ne former qu’un. Je ne sais pas comment vous le dire. C’est bizarre ce que je dis.

« On se mobilisait tous vers un objectif qui était de protéger nos concitoyens et d’assurer ce que l’on avait à assurer. À assurer nous, en tant qu’élus, mais je pense que dans les services aussi, il y avait vraiment une mobilisation générale. Le 2ème confinement reste celui le plus compliqué. »

Comment avez-vous vécu votre mandat de 1ère Adjointe au Maire de Meudon ?

« C’est une belle aventure !

« 1ère Adjointe en charge de l’Éducation, j’ai envie de vous dire que politiquement, dans le bon sens du terme, c’est un vrai signal à double titre en tant que femme puis en charge de l’Éducation.

« Sur la délégation Éducation, c’est une période sur laquelle nous avons construit à Meudon notre projet éducatif local, de la petite enfance à l’insertion professionnelle.

« Il y a eu un vrai travail en transversalité des équipes, des élus, pour monter un projet qui se tienne. Il a fallu mobiliser tous les services pour emmener tout le monde dans ce beau bateau éducatif.

« Sur le côté 1ère Adjointe, cela a été « une découverte », dans une période pas facile, avec au milieu, 2 ans sous la coupe de la pandémie.

« Avec d’autres élus, je pilotais le Centre de vaccination de Meudon où il y a eu une mobilisation extraordinaire des personnels soignants pour l’ouverture de ce Centre pour assurer la vaccination. On n’a pas attendu les instructions ministérielles pour vacciner tous nos enseignants. J’ai pris l’initiative, avec l’accord du maire, évidemment de faire vacciner tous les enseignants Primaires et Secondaires de toutes les Écoles publiques et privés de Meudon. Ceci en considérant qu’ils étaient du personnel essentiel pour nous. Mais également des animateurs et de tous ceux qui étaient en proximité d’enfants.

« Dès qu’il a fallu protéger, organiser, on était en avance de phase par rapport à potentiellement les instructions ministérielles. On a eu une vraie mobilisation des équipes. Ce n’était pas très agréable à vivre comme moment. Les gens n’ont jamais été aussi content de se faire vacciner. On les voyait faire la queue avec le sourire devant le Gymnase pour aller se faire vacciner. Il y a eu une solidarité en se disant : « Allez ! On va y arriver ! ». »

 

Mme Virginie Lanlo, 1ère Adjointe, et M. Larghero, maire de la Ville de Meudon – ©droits réservés

 

Quel regard portez-vous sur la campagne présidentielle de 2022 ?

« Compliqué. Pas simple.

« Si vous avez regardé un peu mon parcours, vous savez que je suis UDI. À l’époque, UDI, c’était LR. Donc c’était Valérie Pécresse. Cela n’a pas été une campagne agréable du tout, en fait. Cela, je le dis assez haut et fort. L’alliance avec Prisca Thévenot le démontre derrière. En tant que centriste, c’était notre partenaire historique, Les Républicains, avec l’UDI.

« Je pense que l’on a joué le jeu, a minima. Plus que cela d’ailleurs. On ne s’est pas du tout inclus dans cette campagne ; voire plutôt oublié de la campagne. On l’a bien vu. Je me souviens d’avoir été à un meeting de Valérie Pécresse. Lorsque la caméra diffusait des personnalités UDI, elles se faisaient siffler sur l’écran. Ce n’a pas été une campagne agréable. Franchement. D’où sans doute après cette alliance.

« On n’a pas eu un changement de braquet. On n’a jamais changé de braquet en fait. En tous les cas en ce qui me concerne, je ne pense pas avoir changé de braquet. Cela s’est d’ailleurs ressenti sur les législatives derrière. Sur la 8ème circonscription, avec la présidentielle cette année-là, c’est le début des plaques tectoniques de la politique. »

Comment avez-vous vécu votre élection comme députée suppléante de la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine ?

« J’ai été quand même 3 fois députée suppléante. Il faut le savoir. J’ai été la suppléante de Jean-Jacques Guillet. J’ai été celle de Gilles Boyer. Je suis celle de Prisca Thévenot. Je suis la reine des suppléantes. [Rires] Jamais 2 sans 3. La 3ème est la bonne !

« Cela a été une campagne extraordinaire. On n’a pas ménagé nos efforts. On a foulé le terrain. Cela a été génial ! Ce n’est pas une titulaire et une suppléante. C’est un binôme qui s’est présenté avec chacune son positionnement, son regard.

« En gardant chacune son étiquette politique et avec une complémentarité de point de vue. Pour ma part, mon côté élue locale, investie depuis 15 ans sur les sujets éducatifs ; puis le positionnement et le regard un peu plus national de Prisca Thévenot. Certes, en tant qu’élue régionale, mais tout de même un côté un peu plus national.

« Cela a d’abord été une belle rencontre. J’étais d’abord partie pour me présenter sous mon propre nom. Les LR ayant désigné leur propre candidate alors que j’avais été investie par l’UDI pour représenter la 8ème circonscription. J’étais partie pour me présenter. Comme mon égo, je m’en moque. Ce qui m’anime c’est l’intérêt général et la prise en compte de nos actions. J’ai « retiré » ma candidature pour former le binôme avec Prisca Thévenot.

« Cela a été une campagne magique. On a su rassembler autour de nous des personnalités de tous horizons, y compris des LR, qui se sont fait renvoyer du parti pour avoir fait campagne pour nous avec un courrier recommandé avec accusé de réception. C’est véridique ! Résultat, je pense que sur notre circonscription il n’y a plus de LR, en fait. »

Mesdames Prisca Thévenot et Virginie Lanlo – ©droits réservés

Quel regard portez-vous sur votre nomination comme députée, à la suite de la nomination de Mme Thévenot au Gouvernement ?

« Cela a été un ascenseur émotionnel fin juillet puisque Prisca Thévenot a été nommée le 20 juillet au Gouvernement. Avant l’annonce de la nomination officielle cela a été un ascenseur émotionnel parce que cela a été « oui » un moment. « Non. » Changement de portefeuille. Quel portefeuille ? etc… Notre binôme a prouvé qu’il n’a pas démérité.

« Pendant un an on a travaillé main dans la main avec Prisca Thévenot. On a été sur le terrain ensemble. On a organisé des rendez-vous. Je ne dis pas que c’est grâce à moi qu’elle est montée. Ce n’est pas du tout ce que je dis. Ce que je dis, c’est que lorsqu’ils font monter quelqu’un, il regarde tout de même qui va monter derrière.

« Je pense que notre binôme a démontré son dynamisme même si c’est un binôme a 2 étiquettes politiques différentes. En fait, son seul objectif est de travailler dans l’intérêt général. On a tout de même plus qu’un socle commun de valeurs. C’est une victoire de binôme. »

Mme Virginie Lanlo, députée de la 8ème circonscription des Hauts-de-Seine ; ©droits réservés

Quel regard portez-vous sur votre mandat de députée ?

« Pour mon rôle de députée, je vais faire un parallèle avec mon rôle de 1ère Adjointe.

« Même si l’échelle est différente, j’applique à mon rôle de députée ce que je faisais au niveau municipal. C’est-à-dire, aussi bien la prise en compte des sujets plus globaux, nationaux, de politiques publiques, notamment sur les sujets éducatifs mais dans l’Éducation on peut mettre énormément de choses, que le traitement, j’ai envie de vous dire, des dossiers cas par cas, de situations particulières.

« Ce que je faisais au niveau municipal, je le fais au niveau national. Je suis saisi par des citoyens, que ce soit de la circonscription ou d’ailleurs, sur des sujets bien particulier. Ils ont droit au même respect et traitement que ce que moi je pouvais faire au niveau municipal lorsque j’avais des dossiers au cas par cas.

« Lorsque vous êtes dans une Majorité, même si elle est relative, vous avez tout de même quelques leviers supplémentaires pour des dossiers peut-être un peu plus particuliers pour les faire avancer, ou en tous les cas pour qu’ils soient pris en compte. Ce sont pour moi les 2 axes de mon rôle de députée.

« Là, même en un mois, quelques satisfactions de dossiers aboutis, de situations traitées, même encore aujourd’hui, d’ailleurs, il me semble. Ceci n’a pas vocation à être étalé dans la Presse mais qui sont des traitements de situations individuelles ou un peu collectives. Cela, je pense, c’est cette chance que l’on a. Il faut s’en saisir pour pouvoir être à l’écoute et dans le traitement. Pour moi, c’est notre rôle ! C’est toute la partie que l’on ne voit pas. »

Quel rapport avez-vous avec les réseaux sociaux ?

« Concernant LinkedIn, tout le monde me dit qu’il faut y aller, mais non ! Je ne le fais pas. Je suis plutôt sur X. Lorsqu’il y a quelque chose qui m’énerve, comme ce matin sur Facebook, qui concernait la Ville de Meudon, j’ai répondu.

« Lorsque j’interviens sur les réseaux sociaux c’est plutôt sur des choses factuelles, qui peuvent devenir polémique, mais qui restent sur mon engagement, sur ce que j’ai envie de porter comme sujet. Je n’y passe pas des heures non plus, je pense. Je ne publie pas toutes les 2 secondes.

« C’est effectivement un vecteur de communication que l’on va sans doute un petit peu développer parce qu’effectivement la posture de maire-adjointe et la mise en lumière de députée n’est pas la même. Pour l’instant je suis plutôt sur des publications assez factuelles de ce que je peux faire ou de ce que je peux retweeter avec pour certaines un côté politique, évidemment, parce que l’on fait de la politique malgré tout, mais dans l’intérêt des autres. Lorsque j’interviens sur des sujets beaucoup plus politiques, ce n’est pas forcément pour chercher une polémique derrière ! Je mets en avant mes convictions. Je ne vais pas chercher la polémique. »

 

***

Merci à Mme Lanlo pour sa disponibilité et sa participation au projet.

Merci à M. Walter pour sa bienveillance et son aide précieuse pour le portrait.

Publié par RomainBGB

Franco-sicilien né en Helvetie. Co-auteur de l'ouvrage "Dans l'ombre des Présidents" paru en mars 2016 aux éditions Fayard.

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