M. Yacine Hamiche

Jeunesse et méritocratie.

Chers lecteurs,

Une fois de plus laissons la parole à la jeunesse. Je dois avouer que le parcours de notre nouvelle personnalité sort un peu de l’ordinaire des biographies lues jusqu’à présent. C’est pourquoi pour pousser l’horizon de la curiosité, je suis parti à la découverte de notre nouvel interrogé.

 

Je vous laisse découvrir le portrait de Monsieur Yacine Hamiche, chef du pôle militant des Jeunes Républicains de l’Étranger.

M. Yacine HAMICHE – ©droits réservés

Dans le cadre pandémique que nous connaissons, la réalisation de ce portrait a été réalisé, dans les conditions sanitaires requises, au sein d’un café parisien, le 5 octobre 2021.

 

Bonne lecture !

@romainbgb – 11/10/21

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Biographie Express de M. Yacine Hamiche :

*1989 : Naissance à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

*2009-2019 : agent commercial représentant des compagnies aériennes aux aéroports de Roissy et du Bourget.

*2010 : Titulaire du High School Diploma / Baccalauréat au Lycée Parkview Baptist School à Houston (Texas).

*depuis 2015 : consultant digital.

*2019 : Certificat d’analyste des marchés financiers à l’Academy International of Trading à Dublin (Irlande).

*nov.2020-juin 2021 : Diplômé France Université Numérique au Centre National de la fonction publique territoriale.

*depuis 2021 : conseiller client AIRBNB à Porto (Portugal).

*mars 2021 : élu membre Les Républicains du Comité départemental du Val d’Oise.

*avril 2021 : nommé responsable Jeunes Républicains du Portugal.

*sept.2021 : nommé chef du pôle militant des Jeunes Républicains de l’Étranger.

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A quoi rêvait le petit Yacine lorsqu’il était enfant ?

« On a tous rêvé d’être footballer. C’était d’une carrière de sportif. J’ai touché le maximum que j’ai pu, dans le sport. C’est-à-dire que j’ai joué un peu en National au Handball. Ensuite j’ai joué, aux États-Unis, en Division 4 avec Les Regals de Woodlands. Au bout d’un moment, tu te fais une idée que tu as touché ton maximum.

« Puis tu reviens à la réalité. Il y a des priorités. Il y a des rêves que l’on peut se permettre un certain temps. Il faut ensuite prendre sa vie en main. Je ne suis pas un Caliméro, au contraire. Je suis en connaissance d’une force. On revient de loin. La preuve, si mon premier rêve est d’être footballer, c’est parce qu’en ouvrant la porte de chez moi, en Banlieue, j’ai un stade de Foot. C’est la première chose à quoi l’on fait face. J’aurais aimé rêver d’autre chose.

« Il y a la réalité où l’on arrive à un certain âge. Il faut prendre ses responsabilités. Il faut prendre son envol. Il faut créer quelque chose, d’un point de vue personnel. Il faut aller faire des métiers, qui ne sont pas forcément rêveur mais qui sont aussi importants. »

Quelle expérience gardez-vous de votre Baccalauréat passé à Houston ?

« D’un point de vue personnel, tu te découvres avec toi-même. Il faut savoir que j’y suis allé par moi-même. Pendant toutes ces années où l’on te dit que tu n’es pas si capable que cela, tu réalises que, dans une langue que tu ne connais pas, tu y arrives. C’est une satisfaction. C’est une réussite. C’est une fierté. C’est aussi une reconnaissance individuelle que de se dire que lorsque l’on rentre en France, on est boosté à bloc.

« J’y suis allé, dans un premier temps, parce que j’avais le rêve de jouer au Football. La preuve en a été en jouant avec l’équipe de Woodlands. Puis, j’avais un peu d’argent de côté. C’est cette faculté à se débrouiller, à pouvoir aller à gauche, à droite etc…

« Cela a été une expérience très dure mais je savais que cela serait dur. Je savais que cela allait être compliqué. Ce qui au final a atténué la dureté de l’expérience. On y est allé. On l’a fait. On a fait le maximum. On est rentré. »

Comment s’est créé votre parcours militant ?

« Il s’est créé sans que je le sache. C’est-à-dire qu’au bout de 15 ans d’associatif, tu te rends compte que la vie politique est au cœur de la vie quotidienne. Puis, plus tu prends de l’expérience, plus tu grandis dans l’associatif, plus de la politique prend de la place. Pas la notion de gauche ou de droite mais vraiment le terme, la méthodologie, la mission etc… Parce que même entre adhérents et membres du Bureau, il y a une politique à avoir. Il y a une manière de faire les choses. Même dans le milieu professionnel, dans l’Aéroport, on vient te voir pour te demander : « Tu es syndiqué ? »

« Au bout d’un moment, tu commences à rentrer dans une recherche. Pourquoi on a besoin de syndicat ? Pourquoi on a besoin d’association ? Pourquoi il y a des rendez-vous entre association et Mairie ? Pourquoi on a besoin d’adhérent ? Ce sont toutes ces petites choses-là. Au final, ton univers politique se créé.

« J’ai toujours eu une tendance, du fait de mon parcours, entrepreneuriale, méritocratie etc… J’ai cette fibre de droite. Quand je m’assois pour réfléchir politiquement vers quel univers me diriger, cela s’est fait naturellement. De toutes les façons, mon discours est de droite. Ma réflexion est de droite. On me le dit souvent d’ailleurs que je devrais moins m’exposer, moins m’afficher comme étant de droite. [Rires] J’en suis fière.

« La Banlieue est de droite mais elle ne le sait pas, en 2021. Il faut juste que l’on aille leurs expliquer, notamment aux jeunes, qu’ils sont de droite ; que leurs idées sont de droite. »

Quel souvenir gardez-vous de votre expérience d’agent commercial au sein des compagnies aériennes dans les aéroports parisiens ?

« La première chose qui me vient lorsque tu me demandes te parler de cela c’est que tu te lèves tous les matins, à la même heure et pourtant ce n’est jamais le même jour. C’est-à-dire que l’aérien t’apprend à vivre dans l’instant présent, d’anticiper, de t’attendre au pire comme au meilleur. C’est vraiment un métier où tu peux finir passionné, comme je le suis. Tu te mets à lire des magazines de compagnies aériennes. [Rires]

« Dans l’aérien, tu peux avoir un problème technique. Tu peux avoir un problème météorologique. Tu as des problèmes diplomatiques. Au jour le jour, on ne sait pas ce qu’il va se passer. Ce que tu as à faire c’est que ton avion parte à l’heure. Au final, tu rentres dans le jeu. Tu vois arriver un avion : « Oh ! tu as vu le nouveau Dreamliner ! » Tu en parles avec tes collègues. Tu ne t’en rends pas compte mais au final tu es dedans.

« Tu es passionné, même en tant que touriste. Tu montes dans un avion. L’avion est en retard. Tu regardes ta montre : « Ah ! Push ! » Tu parles avec les langages. Tu n’es pas le premier à te lever, comme un touriste, dès que l’avion a atterrit. On sait qu’il y a une passerelle à mettre. J’attends. Je suis assis. J’ai le temps. Tout le monde se lève avant que la porte ne s’ouvre … Non ! Tu connais les codes et les usages de l’aérien. »

Comment se passe votre expérience de consultant digital ?

« Cette expérience elle est avec ma soif de découverte.

« C’est-à-dire que l’on est dans la génération. Je suis de 1989. En 1995, il y a le premier ordinateur dans les foyers. Je suis en plein dedans. Cet outil-là, j’ai voulu y aller jusqu’au bout. Plus je découvrais des choses, plus je voulais encore en découvrir par moi-même, en autodidacte.

« Hier, j’ai fait une vidéo pour quelqu’un. Il m’a dit : « Tu l’as déjà finie ? » Je lui ai répondu : « J’ai travaillé 15 ans pour le faire en 5 minutes ! » L’univers numérique a des secrets. Il en aura toujours. Mais sa surface, je la maitrise. Que ce soit en termes de communication, de marketing, de connaissance des outils…

« Tout cela est quelque chose qui en fait a grandi avec moi. On a grandi ensemble, avec l’ordinateur. C’est comme aujourd’hui si tu donnes un smartphone à un jeune. Il sait écrire dessus, sans regarder le clavier. Lorsque tu leurs donne un clavier, ils ne savent pas écrire sans le regarder. On sait faire les deux parce qu’on a grandi avec. Je sais utiliser un ordinateur sans souris, par exemple.

« C’est ce que j’ai écrit sur les réseaux sociaux. En 2035, ou 2050 je ne sais plus, on sera plus d’1 milliard en télétravail. Il faut accès cela sur la jeunesse. Un, parce que ce sont eux qui ont grandi avec. C’est les jumeaux. Ils sont ensemble. Le numérique et la jeunesse vont ensemble, aujourd’hui. Et de deux, les personnes à mobilités réduites, qui sont dans l’incapacité de se déplacer, leurs offrir une possibilité de s’insérer dans la société. Il faut tirer des leçons de tout ce qui s’est passé, pour en prendre les bonnes idées. Comme celle-ci. »

Quel regard portez-vous sur le changement politique que la France a connu depuis l’élection à la Présidence de la République d’Emmanuel Macron en 2017 ?

« Il est vrai que j’y ai vu une individualisation de la politique. Cela a été une obligation. Maintenant, on aurait dû l’anticiper et mieux le réfléchir en matière de gestion de politique. Cette manière de faire de la politique, elle devait changer. Elle a changé. On aurait peut-être pu mieux le faire parce que voilà où l’on en est aujourd’hui avec un quinquennat qui a bradé la France. Cela nous a mis sur un fils entre d’un côté l’extrême-gauche, de l’autre l’extrême-droite. Il n’y a plus de nuance.

« On aurait dû anticiper le manque de profondeur parce que comme Emmanuel Macron le dit lui-même : « c’est de la poudre de perlimpinpin ! » On nous a jeté quelque chose dans les yeux. On n’a pas regardé s’il y avait de la profondeur. Quand tu regardes les résultats des différentes élections, on remarque qu’il n’y a pas d’ancrage. Il n’y a pas de racines. Il n’y a rien. C’est une feuille volante ; c’est une copie-double. Il n’y a pas de livre. »

Comment avez-vous vécu les dernières campagnes électorales ?

« Elles ont été modifiées par les règles sanitaires. Je fais parti des gens qui d’un problème en ont fait une opportunité. C’est-à-dire qu’il a fallu réinventer toute une méthodologie d’approche. Il fallait donner les mêmes informations aux électeurs, mais par d’autres moyens. On a vu l’avènement du numérique. Il y a aussi les éléments de langages qui ont beaucoup changé. Il y avait une demande et cela a été fait, de ma part en tous les cas, d’avoir une approche plus civile que politique.

« Dans mon domaine, qui est « la jeunesse », c’est d’aller leurs expliquer avec les mots, d’aller chercher ce qui ne va pas. Le traduire avec leurs mots. Je vois au moment des départementales et des régionales, surtout en Ile-de-France, que les gens n’ont pas été dupe. Emmanuel Macron a tout chamboulé. En Marche ! nous a tout chamboulé. Je votais quoi, avant ? OK. Je votais à gauche ? Je vais remettre un bulletin de vote à gauche parce que je vais revenir au point de départ d’où j’en étais politiquement. Les gens souhaitent revenir à leurs vraies idées, à leurs vraies valeurs. Peu importe que ce soit à gauche ou à droite. Mais on essaye de les parasiter. Ce qui est dommage parce que cela ne fait pas avancer.

« Il y a d’un côté les Français qui souhaitent retrouver leurs grandeurs ; retrouver le « F » de la France. De l’autre, des mouvements politiques qui tiennent la corde ; qui ne souhaitent pas lâcher le cheval. Ils n’ont aucun intérêt pour la France. »

M. Yacine HAMICHE – ©droits réservés

Comment appréhendez-vous votre expérience de chef de pôle militant de l’Étranger au sein des Jeunes Républicains ?

« Pour commencer, je ne l’appréhende pas mais je le vis ; dans le sens où militer, c’est donner vie. J’ai donné vie à une idée, à une vision. On a 3,5 millions de Français à l’Étranger.

« Ce qu’il faut savoir c’est que je viens de Banlieue. Je viens d’un quartier etc… Les jeunes des quartiers difficiles et les jeunes des Français de l’Étranger ne se sentent pas concernés par l’univers politique pace qu’on ne les concerne pas. On ne les inclut pas dans la réflexion.

« Mon rôle c’est d’aller militer pour leurs prouver, aux jeunes Français de l’Étranger, qu’ils ont une voie ; qu’ils ont des idées. Ce qu’ils leurs restent de Français, quand ils sont à l’Étranger, c’est cette fierté. Ce dont on est en train de parler, H 24, à la télévision. Peut-être que les Français de l’Étranger ont la recette ? On peut peut-être les consulter. Ils peuvent peut-être nous expliquer. On peut leurs demander, leurs poser des questions. Mais on ne les consulte pas. C’est une tâche très dure mais j’y crois. »

Une préférence pour un(e) candit(e) dans le Congrès des Républicains qui s’annonce ?

« Je pense que lorsque l’on a 5 présidentiables, on a le potentiel d’avoir un gouvernement avec 5 présidents. Plutôt que de ne pas avoir de présidentiable et de mettre… plouf-plouf … Anne Hidalgo… Ou Emmanuel Macron et plouf-plouf… On a là des personnes qui sont compétentes, qui ont des postes à responsabilités déjà, et depuis un certain moment. Ils ont de la profondeur. Ils ont de la hauteur. On a des ancrages sur tout le Territoire.

« Au-delà du candidat, ou de sa préférence, c’est la préférence de la compétence. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, qui peut se prétendre plus compétent, en termes de famille politique, que Les Républicains ? Quant aux idées, chacun a des priorités sur l’une ou l’autre mais c’est ce sont les mêmes. Ce sont des caractères différents. Cela va être des approches un peu plus différentes. Il y aura de la souplesse, de la finesse, de la fierté, de la fermeté. C’est la même chose. Celui ou celle qui sera candidat aura tout le soutien de la famille entière. »

Être jeune et de droite : mission impossible dans la France de 2021 ?

« Justement. Comme je te le disais tout à l’heure et que vous avez pu le remarquer, c’est que lorsque l’on prend le baromètre du Rapp, en 1998 c’était : « On en a marre, on en a marre, on en a marre ! » Lorsque tu prends le baromètre du Rapp, qui est la musique des jeunes, aujourd’hui, c’est la promotion de la méritocratie, de l’émancipation, de la responsabilisation. Même en ce qui concerne les films ou les livres, tous l’univers de la jeunesse.

« Elle ne sait pas qu’elle est de droite mais sa volonté, ses idées, sa vision sont de droite. Est-ce que cela est facile de se l’avouer ? C’est une autre question. Mais est-ce facile de l’être ? C’est tout simplement être jeune. Être jeune en 2021, c’est être de droite. Ce n’est pas parce qu’ils se sont accaparé le mot « social » à gauche, qu’à droite il n’y a pas de social. Permettre à un jeune de lui trouver un emploi, au lieu de l’assister, c’est faire du social. »

Comment appréhendez-vous l’année présidentielle qui s’annonce ?

« Comme elle est partie, entre les candidats, j’ai l’impression qu’elle sera moins concentrée à s’invectiver les uns les autres mais à essayer justement d’aller chercher les électeurs ; d’aller mobiliser. J’ai ce sentiment-là. C’est aussi une volonté de ma part. C’est-à-dire que j’aimerais aussi que cela se passe comme cela. J’ai le sentiment que l’on est dans la recherche de faire aller entre sa voie plutôt que d’aller se bagarrer entre politiciens. Après tout cela peut changer ; plus l’étau se resserre et plus c’est difficile de se contenir.

« Le phénomène Zemmour ? Il a des idées, depuis un moment. Maintenant, je regardais, hier, un débat de Jean-Marie Le Pen, je ne me souviens plus face à qui il était, il en parlait déjà. Ce n’est pas quelque chose de nouveau. Ce sont des idées qui existent et qui existeront. Éric Zemmour va aller lui trouver les mots pour que tout cela soit plus effrayant, plus percutant. C’est un polémiste ! Ses idées, comme celles d’EELV, du Centre, de la droite, comme de la gauche, c’est une voie d’un Français. À partir du moment où c’est la voie d’un seul Français, il faut la prendre en compte. Après, oui effectivement, réajuster et équilibrer un peu, avec toute la difficulté. Le personnage, en lui-même, s’attaque à très grand quand même : président de la République ! Je pense qu’il s’attaque à un rôle dont il n’a pas conscience de la responsabilité. »

Vous vous imaginez où dans 10 ans ? La politique, un métier ?

« Malheureusement, ce n’est pas un métier.

« L’univers politique t’oblige à avoir une vie professionnelle. Pour certains postes, je pense comme dans le cas d’un élu local, il faudrait qu’il ait en priorité leurs fonctions de maire, adjoint, conseiller municipal, et d’ensuite avoir une vie professionnelle plutôt que l’inverse. Parce que l’on demande la confiance des habitants pour assurer leurs quotidiens et leur ville.

« Personnellement, j’ai à souhait de rester dans la politique. J’ai à souhait d’être une voie, un représentant. C’est pour cela que je me donne encore plus à fond, qu’il y a 2, 3 ou 4 ans. Aujourd’hui, je me dis qu’il faut se donner plus de temps que cela. Il faut apporter plus de temps à ce domaine. C’est un effort de temps, financier. C’est des sacrifices.

« Mais on ne choisit pas. Je suis bénévole depuis l’âge de 15 ans. C’est une 2ème nature. »

Quel regard portez-vous sur la pandémie mondiale qui nous touche ?

« Le regard scientifique j’en ai aucun parce que si j’ai besoin de carreler un sol, j’appelle un carreleur.

« Maintenant un regard, disons d’un citoyen. On a pu constater des failles. On a pu constater qu’ils y avaient certaines choses qui avant fonctionnaient et qui aujourd’hui ne fonctionnent plus. D’autres ont des limites. Le plus important sera le postulat. C’est de se dire qu’au niveau du bilan, d’accord on en est là. Mais qu’est-ce que l’on tire de ce bilan ? Je le disais juste avant, cela peut peut-être aider des personnes qui n’ont jamais travaillé, le télétravail… Les personnes à mobilités réduites, qui ne peuvent pas sortir de chez eux. Par exemple, je parle des femmes qui ont l’endométriose. Cela pourrait aussi leurs permettre d’avoir des jours à domicile pendant qu’elles se sentent au plus mal. Ce sont tout plein de petites choses comme celles-là qui peuvent faire dire que peut-être dans certains cas…

« Puis il y a également, une remise en question individuelle. On fonce dans le mur. Il conviendrait peut-être que l’on s’assoit, que l’on s’arrête, que l’on regarde, que l’on ait aussi une pensée collective. Je vais faire l’effort pour ma Patrie, pour ma Ville, pour ma Région. Je vais faire un effort pour moi, pour mon collectif. Parce que l’on en demande beaucoup aux politiques, c’est très bien, mais il faut aussi leurs faire confiance.

« Personnellement, je l’ai vécu magnifiquement bien. Étant divorcé, j’ai eu la chance d’avoir pu voir mon fils plus souvent. [Sourire] Il est vrai qu’après, moi qui aie besoin d’espace, c’est compliqué. Mais il fallait faire les efforts. Il fallait le faire. Après, est-ce qu’il fallait le faire comme cela ? C’est une autre question ! Est-ce qu’il a été bien géré ? C’est une autre question ! En tous les cas nous ne pouvons rien reprocher aux citoyens. On leurs a dit de faire « A », ils ont fait « A ». »

Quel est votre rapport avec les réseaux sociaux ?

« D’un point de vue général, l’univers numérique il peut être extrêmement productif. Le complément est super. En contrepartie, il y a un besoin de sensibilisation. Il y a des travers que l’on peut éviter. C’est en réalité comme une pièce de 2€, lorsque tu la retourne, c’est une pièce de 2€ aussi. À l’échelle où cela peut être magique, cela peut être en sens inverse maléfique. Par exemple, lorsque je vois des utilisateurs qui ont 10 ans, qui sont déjà sur TikTok, j’ai un peu de mal… En tout cas, laissé comme cela, non.

« Le jeune, c’est l’avenir. Ce qu’il faut juste faire c’est l’encadrer. Il ne faut pas lui faire à sa place. Il ne faut pas lui demander ce qu’il veut et lui faire à sa place. Cela ne marchera pas. Si tu lui dis, dis-moi ce que tu veux et je vais t’expliquer comment le faire. Là, on l’inclut. Il va le faire à sa manière. Puis nous sommes là, derrière, à faire évoluer la chose de la bonne manière qui soit. Garder les valeurs etc…

« J’essaye de ne pas trop m’y attarder, surtout quand il y a de l’agressivité. Je l’utilise comme il doit être utilisé. C’est un outil. Ce n’est pas ma vie virtuelle. Je pense qu’elle est là, la subtilité. Lorsque d’outil il passe à vie virtuelle. »

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Merci à M. Hamiche pour son écoute et sa participation au portrait.

Publié par RomainBGB

Franco-sicilien né en Helvetie. Co-auteur de l'ouvrage "Dans l'ombre des Présidents" paru en mars 2016 aux éditions Fayard.

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