Elections internes (enfin…?!)

Comme une machine bien huilée, du temps de l’UMP, les élections internes du parti avaient lieu tous les deux ans. Plusieurs événements feront que cette cadence sera rompue et l’inconnue sur le sort des instances internes restera de facto dans le flou pendant presque plus de cinq ans.

L’un des premiers événements qui cause un premier effet suspensoir dans le renouveau interne restera la démission (secrète ?) de Benjamin Lancar de la présidence du mouvement des Jeunes le 31 décembre 2012. Son entrée à l’ENA signera la fin (pour le moment) de sa carrière politique.

Il faut dire que cette cadence du renouveau a été cassée un soir de novembre 2012 lorsque le Capitaine Fangio et le Maestro Iznogoud sont entrés en guerre interne en ce qui concerne la présidence du mouvement. Depuis cette interminable soirée, tout a été figé. Au point même qu’il faudra attendre la création d’un nouveau parti par Nicolas Sarkozy le 30 mai 2015, pour avoir l’espoir d’entendre parler à nouveau d’élection interne au sein de notre famille politique.

Les dates sont donc fixées : le samedi 30 janvier 2016 et le dimanche 31 janvier 2016 (en cas de second tour).

Bien occupé avec un projet qui verra bientôt le jour, je dois avouer être resté en retrait en ce qui concerne cette élection interne. Membre du comité de la 2e circonscription (anciennement de la 3e circonscription avant le redécoupage électoral) de Paris depuis novembre 2008, je n’ai pas souhaité me (re)présenter lors de cette élection interne. Malgré la demande insistante de certains d’entre vous, j’ai souhaité laisser ma place pour plus de renouveau au sein de la famille politique.

La place est donc au vote : samedi 30 janvier dans la matinée, j’effectue mon devoir en allant voter sur la plateforme mise en place sur Internet afin de voter pour le président de ma fédération, le délégué de la circonscription, les membres du conseil national, les membres du comité de circonscription ainsi que les membres du collège des nouveaux adhérents pour le comité de circonscription.

Jusque-là tout va bien.

Seule circonscription parisienne où aucun candidat n’a obtenu de majorité absolue pour le poste de délégué de circonscription, un second tour doit donc avoir lieu.

Alexandre Arnould arrive en tête (40,59 %) des suffrages, suivi ensuite de Dominique Tibéri (27,41 %). Notons tout de même la 3e place occupée par la seule femme candidate à ce poste : Violaine Hacke.

Et c’est parti pour le vote du second tour, dimanche 31 janvier 2016 !

Me voilà donc connecté sur la plateforme mise en place pour cela, et quelle ne fut pas ma surprise ! En effet, au lieu de pouvoir voter pour les deux candidats issues en tête lors du premier tour, nous pouvions à nouveau voter pour les six candidats du premier tour !. . .

« C’est un spectacle comique, il faut rigoler ! » disait notre cher Elie Kakou.

Au cours de la mi-journée, un mail en provenance de la fédération de Paris des Républicains nous informe de la clôture du vote suite à un dysfonctionnement et le report de l’élection au samedi 6 février prochain ! Affaire à suivre 😉

On avait beau critiquer l’organisation interne de l’UMP, à croire que Les Républicains suivent le même chemin. .. Qui vivra, verra !

 

@romainbgb – 1/02/2016

 

 

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