Monsieur Pablo Pauly

Une pépite brute.

Chers lecteurs,

Quoi de mieux que de reprendre le chemin de l’échange et de l’écriture en ces journées de #confinement que nous connaissons depuis maintenant trois semaines !

Je vous propose ainsi de partir à la découverte d’une pépite brute que nous offre le cinéma français. Il a débuté sa carrière il y a dix ans déjà et du haut de ses 29 ans nous promets une belle longévité cinématographique. Cet acteur a d’ailleurs croisé les caméras de Louis-Julien Petit, dont nous avons déjà parlé ici. Il a été nommé à ce titre dans la catégorie meilleur espoir aux César du cinéma français en 2017. Je vous laisse découvrir Pablo Pauly !

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M. Pablo PAULY – © photo: M. Mathieu Puga –

Compte-tenu du #confinementtotal que nous connaissons, je vous laisse découvrir l’entretien par courrier électronique que j’ai pu avoir avec Monsieur Pablo Pauly.

Bonne lecture !

@romainbgb – 08/04/20

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Bio Express de Pablo PAULY :

1991 : Naissance à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

2009-2011 : Classe Libre du Cours Florent.

2011 : joue dans Mince Alors ! de Charlotte de Turckheim et dans Amour sur place ou à emporter d’Amelle Chahbi.

2012 : -Formation au Conservatoire National Supérieur d’art dramatique.

-premiers pas à la télévision dans les séries Lascars et Caïn.

2013 : joue dans les films De toutes nos forces de Nils Tavernier, 16 ans ou presque de Tristan Séguéla et Fonzy de Isabelle Doval.

2014 : Formation à la Royal Central School of Speech and Drama de Londres.

2015 : joue dans Discount de Louis-Julien Petit et Papa was not a Rolling Stone de Sylvie Ohayon.

2016 : joue dans La fille de Brest d’Emmanuelle Bercot et Carole Matthieu de Louis-Julien Petit.

2017 : joue dans Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir. Nomination pour le César du meilleur espoir masculin.

2018 : joue dans Les Invisibles de Louis-Julien Petit et Marche ou crève de Margaux Bonhomme.

2019 : Au cinéma, joue dans Blanche comme neige d’Anne Fontaine et Trois jours et une vie de Nicolas Boukhrief. A la télévision, sur Arte, dans le film Temps de chien d’Edouard Deluc.

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M. Pablo PAULY – © photo: M. Mathieu Puga –

A quoi rêve le petit Pablo quand il était enfant ?

« Petit, je voulais être champion de moto trial. »

Vous débutez votre carrière d’acteur en suivant la Classe Libre des Cours Florent. Comment se passe la découverte de ce monde nouveau ?

« Par hasard, après l’arrêt des cours à 16 ans, j’ai suivi l’intuition de quelqu’un. Me suis inscrit aux Cours Florent. Après le premier cours, j’ai compris que c’était ça pour moi. »

Comment se passe votre entrée et votre formation au Conservatoire National Supérieur d’art dramatique ?

« Je n’ai pas aimé mes débuts au Conservatoire. Après un ou deux petits mois, je prends une année de « congés ». Ce qui m’a permis de tourner. Parce qu’au fond, c’est ce que je voulais faire.

« Je suis revenu l’année d’après, pour une année entière cette fois-ci. Puis à la fin de l’année je suis parti à Londres pour la Royal Central School of Speech and Drama. [Équivalent du Conservatoire britannique.] Où j’ai été reçu après avoir passé discrètement le concours pendant l’année. Je ne resterai que la moitié d’une année, pour revenir en France et faire « Patients ». » 

Vous débutez votre carrière cinématographique dans un film réalisé par Charlotte de Turckheim. Quel souvenir gardez-vous de cette première expérience ? De votre rencontre avec Charlotte de Turckheim ?

« Je dois beaucoup à Charlotte. C’est la mère d’une bonne amie. Elle m’a ouvert des perspectives. Voir ce qu’est un tournage. Voir si j’aimais ça. Si j’avais ma place dans ce monde. Elle avait confiance en moi. C’est beaucoup pour moi. Malgré mes 4 petites phrases, j’en garde un souvenir fort. Et impérissable. » 

Vous avez des rôles dans des séries télévisées. Comment se passe votre découverte dans ce milieu ?

« Je ne fais la différence entre la télévision et le cinéma. En termes de jeu du moins.  Surtout de nos jours. Un rôle est un rôle. Dans une série, tu as plus de temps pour installer ton personnage. La construction n’est pas la même. » 

Quel souvenir gardez-vous de votre rencontre avec Nils Tavernier qui vous a fait tourner dans De toutes nos forces ?

« Ce n’est pas Nils qui me restera en tête haha mais bien mon premier « vrai » rôle au cinéma. Première construction de personnage, (je joue une personne en situation de handicap) c’est pour moi aussi la confirmation dont j’avais besoin, pour me projeter dans ce métier. »

Comment c’est passé votre rencontre avec Louis-Julien Petit ? De Discount à Les Invisibles, un lien d’amitié s’est créé ?

« J’ai bien aimé jouer dans ces films. Je trouve ces films pertinents. Ces personnages sont toujours très juste. Très vrai.  Il arrive habilement à embarquer tout le monde dans ces aventures, c’est beau. » 

Dans Carole Matthieu vous jouez au côté de Mademoiselle Isabelle Adjani. Un stress supplémentaire ?

« Isabelle Adjani, ce n’est pas un stress non. Pour la simple et bonne raison que j’aime ce métier. Et jouer avec monstres d’actrices, c’est le but !! Ça va me faire évoluer d’une manière ou d’une autre. ISABELLE ADJANI quoi…. Quel honneur. » 

Emmanuelle Bercot vous donne un rôle dans La fille de Brest. Comment avez-vous vécu cette rencontre et ce tournage ?

« La rencontre était très bizarre, elle m’a fait lire un texte d’avocat. Je suis dyslexique donc un moment atroce pour moi. Je sors de la rencontre, je dis à mon agent que je venais de me ridiculiser devant une femme que j’admire énormément…

« Trois mois plus tard elle me dit que j’ai le rôle… Ok !! Depuis nous sommes amis, et je ne me lasse pas de la voir jouer. C’est une immense actrice. Elle est une division au-dessus de ce qui se passe. »

Avec Patients, un film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, vous êtes nommé au César dans la catégorie meilleur espoir masculin. Vous gardez quel souvenir de cette soirée ?

« Très beau souvenir, beaucoup de fierté, j’en ressors grandi. Humble. Et confiant pour l’avenir. »

Nicolas Boukhrief vous donne un rôle majeur dans Trois jours et une vie. Quel souvenir gardez-vous de ce tournage ?

« Un des plus beaux tournages de ma vie, par ce que Nicolas sert le cinéma, et l’adore. Je suis très heureux d’avoir travaillé avec un homme comme lui. »

Temps de chien d’Edouard Deluc est diffusé sur Arte en fin d’année 2019. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience et de votre collaboration avec Edouard Deluc ?

« Je crois que c’est un des films, dans lequel je joue, que je préfère. J’avais beaucoup aimé le travail d’Édouard. Je voulais jouer avec Phillipe Rebbot. Très beau souvenir. Je crois qu’on a fait un très beau film. » 

Des projets de films en cours ou à venir pour 2020 ?

« Plusieurs sorties: Garder ton nom de Vincent Duquesne – Par-dessus l’épaule de Jonas de Jerome Bonell – Un hiver en été de Laetitia Masson

« En tournage : Souriez pour la photo de François Uzan – Murder party de Nicolas Pleskof »

Comment se passe le confinement pour vous ?

« Le confinement se passe bien. J’apprends de nouvelles choses. Je lis. Je rattrape mon retard sur la série The Crown, qui est fantastiquement mise en scène. Avec de grands acteurs. J’écris. »

Quels rapports avez-vous vis-à-vis des réseaux sociaux ?

 « Je n’ai que Instagram, c’est un outil, qu’il faut utiliser à bon escient.

« Pour la promotion, par exemple. Pour donner aux « followers » une partie de soi, qu’ils n’auraient pas l’occasion de connaître. Mais juste un bout. Parce que ma vie, c’est ma vie. Pas la leurs. Et on ne doit pas vivre la vie des autres, je pense, que c’est extrêmement malsain.

« Donc, je l’utilise, bien-sûr. Je suis de 91, j’ai grandi avec tout ça. Mais ça ne prend pas le pas sur qui je suis. Il n’y a pas de mise en scène. »

***

Un grand merci à Monsieur Pablo Pauly pour sa disponibilité et sa bienveillance.

 

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