#senatoriales

On aura fini par le savoir ! Hier soir était donc le grand soir de la gauche française ! Au cas où vous étiez sur une autre planète ces dernières vingt quatre heures, je vous en informe. Les élections sénatoriales avec le renouvellement par moitié, dû à la réforme constitutionnelle, ont vu un changement de poids au Palais du Luxembourg.

Ce dimanche 25 septembre, 71 890 grands électeurs étaient appelés à élire 170 sénateurs. Les nouveaux sénateurs représenteront les départements dont le numéro va de l’Indre-et-Loire (37) aux Pyrénées-Orientales (66), ainsi que ceux d’Ile-de-France. Ce qui représente déjà 150 sièges, auxquels s’ajoutent la Guadeloupe, la Martinique, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon (11 sièges) et les Français de l’étranger (6 sièges).

A cette occasion, leur nombre passera de 343 à 348 afin de tenir compte des évolutions démographiques. Parmi les 170 sièges à pourvoir, 112 sénateurs sont élus à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne et 58 au scrutin majoritaire à deux tours.

L’enjeux de taille de ce scrutin résidait dans le fait que c’est la dernière grande échéance électorale en France, avant l’élection présidentielle de mai prochain ; mais pas seulement ! En effet, l’enjeux prend une autre tournure avec la représentation et la couleur politique du Sénat. Jusque là, et par tradition, la couleur politique de la Haute Assemblée avait toujours plutôt tendance à tirer vers le bleue, et la droite étant majoritaire à chaque fois lors des derniers scrutins.

Mais à cela je souhaiterai ajouter un bémol, et je me permets donc de renvoyer à leurs manuels d’histoire les prétendus spécialistes politiques qui prétendent que c’est la première fois que le Sénat est à gauche. Car comme le rappel justement, Laurent de Boissieu (@ldeboissieu) sur son blog ( http://www.ipolitique.fr ) de 1959 à 1968 le président du Sénat était déjà à gauche !

[…] «  Il s’agit de Gaston Monnerville, membre du Parti Républicain Radical et Radical-Socialiste (PRRRS). Ce parti a ensuite dérivé au centre puis à droite (d’où la scission des radicaux de gauche), mais il était sans conteste à gauche dans les années soixante, comme le prouve sa participation à la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS).

Pour autant, le Sénat n’est alors pas à droite, puisque jusqu’en 1974 il existe un centre d’opposition. Lorsque Alain Poher est élu président du Sénat, en 1968, il appartient ainsi à ce centre d’opposition (le Centre Démocrate) et non pas à la majorité gaulliste; Alain Poher sera d’ailleurs l’adversaire de Georges Pompidou au second tour de l’élection présidentielle de 1969. » […]

La majorité absolue au Sénat est de 175 sièges, et le groupe socialiste auprès de la Haute Assemblée a selon les derniers décomptes obtenus 177 sièges. Ce qui donc de fait place désormais le Palais du Luxembourg dans l’opposition, tout comme ce fut le cas déjà du temps du Général de Gaulle et de François Mitterrand à leur époque. Maintenant reste à savoir qui obtiendra « le plateau » du Sénat et sera le successeur de Gérard Larcher, rue de Vaugirard ? Peut être Gérard Larcher lui-même ?

En effet la présidence du Sénat et celle de l’Assemblée Nationale ne se ressemble pas. Je veux dire par là que par exemple à l’Assemblée Nationale, le groupe majoritaire a la présidence de l’Assemblée. En ce qui concerne le Sénat, ce n’est pas forcément le cas. L’on sait que le groupe socialiste est favori au Sénat avec la candidature de Jean Pierre Bel (Président du groupe PS au Sénat) et de Catherine Tasca (sénatrice PS). Mais face à eux, le président du Sénat sortant, Gérard Larcher (UMP) a décidé de maintenir sa candidature.

Une particularité de plus s’ajoute : les ministres élus au Sénat, s’ils veulent participer au scrutin, doivent avant tout démissionner du Gouvernement. En l’occurence c’est le cas pour Chantal Jouanno (Ministre des Sports) et Gérard Larcher (Ministre de la Défense).

Le scrutin pour la désignation du Président de la Haute Assemblée aura lieu le 1er octobre. L’on verra donc ce jour là si la vague rose est décidément bien présente rue de Vaugirard ou si ce fut un simple rappel à l’ordre pour la majorité présidentielle et le Gouvernement.

@romainbgb – 26/09/2011

#campusump

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Le mois de septembre arrive et comme chaque année, il sonne l’heure de la rentrée. Celle de nos chers chérubins d’abord, mais également en ce qui me concerne, celle politique. C’est donc au tour de Marseille, après la Rochelle pour le Parti Socialiste, d’accueillir l’UMP pour ses universités d’été ! Un coup de dynamisme aidant, et ceci depuis deux ans maintenant, le terme adéquate est celui de « campus ». La jeunesse en avant !

Me voilà, en ce premier week-end de septembre, à préparer mon petit sac d’écolier afin d’être fin prêt pour ma rentrée. En tant que petit gazouilleur sur Twitter, et blogueur, c’est tout naturellement que je mets mon téléphone portable et mon carnet de note sous la main. Le rendez-vous étant donné pour la Fédération de Paris à six heures du matin Gare de Lyon. Connaissant mon taux de sommeil, la nuit blanche se profilait à grand pas pour moi. Car me coucher à quatre heures, pour me lever à cinq heures : mieux valait pas compter là-dessus ! Ou dans ce cas là le train partirait sans moi ! Je me résolu donc à une nuit blanche pour pouvoir me rendre en bonne condition à la gare et partir pour Marseille.

« Il est cinq heures Paris s’éveille Paris s’éveille Les journaux sont imprimés Les ouvriers sont déprimés Les gens se lèvent, ils sont brimés C’est l’heure où je vais me coucher Il est cinq heures Paris se lève Il est cinq heures Je n’ai pas sommeil »

Me voilà embarqué pour la Gare de Lyon, à l’aventure, en route pour ma quatrième universités d’été de l’UMP. Une fois arrivé là-bas, la troupe de la 2eme circonscription de Paris se retrouve, afin de prendre possession des billets de train et en route pour le quai de la gare. C’est parti : trois heures trente plus tard nous voilà arrivé à bon port ! Marseille ! L’accueil sur place nous informe qu’un car viendra nous chercher pour nous emmener à notre hôtel où l’on déposera nos bagages, avant de rejoindre le Parc Chanot où le Campus a lieu.

Le premier épisode comique du séjour commence, lorsque le chauffeur du car comprend qu’il transporte des militants UMP, et nous affiche clairement sa couleur politique. Il affirme être « 100% anti Sarko » et voter Marine Le Pen ! L’ambiance dès l’arrivée  est assurée ! Et cela continue tout au long du trajet, s’arrêtant en cours de route car ne connaissant pas la localisation exacte de l’hôtel et je pense que son code de la route a bien été assimilé tout le long du parcourt. Mais au moins nous sommes arrivé en un seul morceau à l’hôtel.

C’est là que le deuxième épisode comique prend place ! L’Hôtel est en réalité une auberge de jeunesse. Sur ce point je n’ai rien à redire sauf le fait de ne pas avoir été du tout prévenu. Car niveau organisation ça m’aurai permis de prendre une serviette avec moi, et d’éviter de me retrouver à m’essuyer avec le draps de lit restant sur le lit inoccupé de ma chambre. Et bien sur comme par hasard c’est sur Bibi que ça tombe, les autres ayant eu la chance d’avoir une serviette prêter par l’hôtel ! Mais bon en même temps je n’étais là-bas que pour dormir, fort heureusement, donc nous allons dire que cela fera parti du folklore du séjour !

Mais revenons à l’essentiel : Le campus ! C’est avec une chaleur de plomb que l’on arrive au Parc Chanot, où l’on nous fait gentiment patienter, le temps que l’organisation regroupe les fédérations entre elles et que nous puissions être badger pour les trois jours qui allaient suivre. Et c’est muni du précieux sésame que l’on rentre dans la danse et que l’on prend place dans la salle plénière afin que le coup d’envoi des festivités soit donné.

C’est donc comme le veut la tradition, la succession de discours de bienvenue qui vont ponctuer l’ouverture du Campus. Le Responsable Départemental Jeune des Bouches-du-Rhône ouvre le Campus. Par tradition c’est toujours le responsable jeune du département qui reçoit qui ouvre toujours les festivités ; Tour à tour, Benjamin Lancar, Président des Jeunes populaires, et Franck Allisio, Président des Jeunes actifs, vont se succéder à la tribune afin de mettre en avant le Campus version 2011 et lancer la dynamique ! Puis c’est au tour du Secrétaire Départemental, Renaud Muselier, de prendre la parole pour nous accueillir, et nous rappeler la situation locale à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, concernant nos amis du Parti Socialiste. Vient alors au tour du Sénateur-maire de Marseille, Jean Claude Gaudin, d’apporter l’apothéose finale avec son « PS qui ne sent pas la rose » . Et au tour de Jean François Copé, d’afficher son engagement et son soutien au Président de la République et lancer les tables rondes qui vont suivre.

C’est là que les vrais échanges peuvent commencer et avoir lieu. C’est à ce moment là où militant, cadre, responsable départementale, secrétaire général, ministre, se retrouve à la même échelle. Ce qui me permet donc de retrouver des militants venue des différents coins de la France et dont pour la plus part je retrouve chaque année au cours de ces universités d’été.

Les débats de fond ont été enclenché dès le début de la plénière faisant suite aux discours de bienvenue. Et le point d’orgue fut la venue et le témoignage de jeunes libyens, ivoiriens, tunisiens, syriens, sur la situation dans leurs pays et sur l’aide qu’a pu apporter la France là bas. Certes je ne cautionne aucune guerre au monde, mais quand on y pense, s’il y en a bien une qui a le droit d’exister c’est bien celle où triomphe la liberté !

Mais cette année a été aussi un point d’orgue pour moi avec mon implication sur les réseaux sociaux. Ce qui m’a permit de rencontrer « en réel » une quinzaine de personne avec qui je discutais par le biais des réseaux annexes. Ce qui a été conclue par le « Tweet Apéro » organisé sur le Campus, permettant aux apprentis-tweetos de se retrouver pour échanger. C’est là aussi où j’ai pu retrouver des journalistes et échanger un peu avec eux leurs impressions et leurs attentes du Campus cru 2011. S’en ai suivit un apéritif où nous avons pu échanger, avant de rejoindre la salle de restauration pour le diner. Suite à cela le dancefloor était assurer et l’amusement à la fête. Mais la fatigue et mon vieil âge aidant, je n’ai pas fait long feu, et me suis mis à la quête de ma navette afin de rentrer à l’hôtel me reposer avant la grosse journée du lendemain.

La nuit fut calme et c’est donc sur cette note de repos qu’avec ma déléguée jeune je me suis dit profitons d’être levé en avance pour allez prendre le petit déjeuner sur le Vieux Port de Marseille. Celui-ci étant au bout de la rue de notre hôtel, il aurait été dommage de ne pas y aller du tout du séjour. Ce qui nous a permis de recharger les batteries à bloc pour la journée et de se mettre en route vers le car nous amenant au Parc Chanot pour la reprise des débats.

La journée du samedi étant axé sur les élus, nous nous précipitons pour être à l’heure pour accueillir les élus parisiens arrivant sur le Campus. Sénatoriale arrivant à grand pas, c’est autour du Président de la fédération de Paris, Philippe Goujon (Député-maire du XVe) et du Secrétaire Départemental Jean Jacques Giannesinni, que nous accueillons Chantal Jouanno, tête de liste pour Paris.

Les débats et les rencontres ont eu lieu, la déferlante de ministre aussi avec le point d’orgue le soir et l’arrivée annoncée du Premier ministre, François Fillon pour le diner. L’heure du projet est annoncé également autour de Jean François Copé et de Bruno Le Maire qui est chargé de l’élaboration du projet de campagne du futur candidat UMP à la présidentielle de 2012. Force de proposition, les Jeunes populaires ont remis les leur à Bruno Le Maire afin que la voie de la jeunesse soit entendu.

Moment fort également à ce moment là fut l’arrivée du ministre d’Etat et ancien Premier ministre, Alain Juppé ! Celui qui fut le premier Président de l’UMP au moment de sa création et qui avait donné le lancement des Jeunes populaires, fut la véritable star du Campus. Car cela faisait déjà un certain temps qu’il n’était pas revenu sur une Université d’été de l’UMP, ce qui fut donc remarqué tant par la Presse que par ses collègues ministres présents. Pour reprendre une expression chère à une amie je dirais qu’une seule chose : « Sans Juppé on est à Poil ! ».

Le diner du samedi soir amena quant à lui ce sentiment d’unité, de famille, et de rassemblement que tout le monde attendait et dont le monde a besoin. Ce qui me laisse rêveur et me dit qu’en effet nous allons en avoir besoin pour gagner en 2012. L’attitude et l’attente de certains journalistes concernant ce qu’ils considèrent « l’unité de facade » est sans loin me rappeller (allez savoir pourquoi) la chanson de Charles Aznavour, « La Mamma » !

« Ils sont venus Ils sont tous là Dès qu’ils ont entendu ce cri Elle va mourir, la mamma Ils sont venus Ils sont tous là Même ceux du sud de l’Italie Y a même Georgio, le fils maudit Avec des présents plein les bras Tous les enfants jouent en silence Autour du lit ou sur le carreau Et leurs jeux n’ont pas d’importance C’est un peu leurs derniers cadeaux A la Mamma ».

Ce fut donc la première fois, depuis qu’il est Premier ministre, que François Fillon vient diner avec les personnes présentes sur le Campus. D’habitude arrivant directement le dimanche matin pour prononcer le discours de clôture. La table fut donc dresser, les ministres y prennent place et la fédération de Paris y prend place non loin de là. Le lancement de la soirée est donné par le tandem Lancar/Copé, et les habituel échanges de courtoisie entre fédération sont lancés.

La guerre de ceux qui n’auront plus de voie à la fin du week-end aussi ! Car comme chaque année, à force de s’égosiller à crier et à chanter, le dimanche lors du retour le trajet se fait quasi aphone pour certain.

Puis vient le tour du Premier ministre de se lancer dans l’arène pour un bain de foule et de remercier les militants pour leurs présences lors de ce Campus. Un tour est fait devant ma table ce qui me permet d’être saluer personnellement par le Premier ministre, tout ça sous l’oeil attentif des caméras scrutant les moindres gestes et faux-pas qui aurait pu être commis pendant la soirée. Le départ du Premier ministre est annoncé, et on le saura par la suite via la Presse, pour aller rendre visite avec Claude Guéant à un commissariat dans un coin sensible de la ville de Marseille.

Les festivités militantes reprennent, les discussions et les danses aussi. Tout est réuni pour passer une bonne soirée et veiller jusqu’au bout de la nuit. Enfin deux heures du matin et l’extinction des feux et le retour à l’hôtel pour tous.

Le réveil du dimanche en douceur avant de se préparer et d’aller rejoindre le Parc Chanot pour les discours de clôture.

La course commence dès notre arrivée pour pouvoir espérer trouver une place assise au plus près de la rangée officielle. Et le choix de l’unité était encore en point d’orgue puisque la Fédération de Paris (où l’éventualité d’une candidature de François Fillon pour les législatives à Paris était sur toutes les lèvres) et la Fédération de Seine-et-Marne (celle de Jean-François Copé) ont été mise à contribution ensemble pour faire l’accueil du Premier Ministre, du Gouvernement, et de l’équipe dirigeante de l’UMP. Une fois le Premier ministre et le Secrétaire général arrivé, les discours peuvent commencer autour de Renaud Muselier, Jean-Claude Gaudin, Franck Allisio et Benjamin Lancar pour prendre la parole pour remercier tout le monde et mettre les Jeunes Populaires et les militants présents en ordre de marche pour 2012. Ce qui sera également chose faite par Christian Jacob, Gérard Larcher et Bernard Accoyer venus eux aussi prononcer leurs discours.

Cette unité familiale retrouvé de l’UMP, autour de Jean-François Copé et de François Fillon a été le point d’orgue du week-end marseillais. Je dois avouer que les valeurs de la droite et du centre l’ont été aussi, et que la grande famille a pu se remettre en ordre de marche en vue de la présidentielle de 2012.

François Fillon fait appel à la jeunesse, sur qui il compte pour le symbole de l’unité et du rassemblement :

« Distinguez-vos par votre courage, votre maturité, mais aussi par votre capacité à tout repenser… Les sceptiques vous diront que vous êtes une génération perdue, car le sens de l’Histoire n’est plus écrit. Moi je pense que vous êtes une génération libre car le sens de l’Histoire doit, précisément, être conduit. »

Ce fut donc avec le discours de François Fillon et la traditionnelle Marseillaise que s’achève le cru 2011 du Campus de l’UMP. Le temps pour tout le monde de plier bagage, de prendre le métro, se rendre à Marseille – Saint Charles et s’engouffrer dans le train direction Paris. Le mot d’ordre et la campagne est lancé !

Reste plus qu’à attendre les primaires socialistes, et la décision du Président Sarkozy quant à son choix de se représenter ou non, pour se mettre en ordre de marche pour 2012.

@romainbgb – 08/09/2011

27 ans . . .

Le cap de toute une vie se base sur l’adéquation d’un âge, d’une époque, d’un moment donné avec la relation qu’il entretient avec le contexte. Tel fut ma réaction en voyant arriver à grand pas le cap du quart de siècle ! C’est a ce moment précis, que je me suis dit il était temps de faire quelque chose afin d’être conscient du changement en vue ! Et encore aujourd’hui j’accuse le coup et me dis que déjà deux ans sont passé, et plus que trois avant le cap du trentenaire !

Depuis des années la vision de me dire qu’un jour je devrais passer ce fameux cap m’étais je dois avouer assez insupportable. Pour moi, je ne me voyais nullement arriver à mon vingt-cinquième anniversaire et encore moins le fêter. La bonne vieille caverne du gros nounours étant toujours présente dans mon esprit et l’idée de fêter mon anniversaire ne m’ayant jamais enthousiasmé !

Pour cela je laissais ma sœur jumelle s’occuper de cela et de fêter pour deux notre anniversaire. Oui, car comme vous le saviez peut-être pas, j’ai une sœur jumelle, les anniversaire se fêtent donc à deux et la vision de voir double n’est plus une fiction mais bien réalité ! La différence réside bien là sur le fait que contrairement à moi, ma chère sœur adore son anniversaire, recevoir les cadeaux et les personnes ; alors c’est sur, la reine de la fête c’est vraiment elle !

Une chose est sure, ma sœur a toujours aimé organiser nos fêtes d’anniversaire et je dois dire qu’involontairement ça devenait plus vite « SON » anniversaire, que « NOTRE » anniversaire. Mais pas par sa faute, mais bien de la mienne, qui du coup ne faisait rien pour allez contre cette image.

L’approche du quart de siècle m’a donné je dois avouer dans un premier temps un certain frisson et une certaine peur, ne sachant pas à quoi m’attendre. Il a fallu un certain travail de relativité et de remise en forme pour pouvoir avancer là-dessus et accepter de continuer la vie. Le bilan qui s’offrait à moi ne garantissait rien de positif ; mais en y réfléchissant il ne faut pas seulement s’arrêter sur ça. Je pense que malgré tout, sans vouloir me jeter de fleur, j’ai quand même tant bien que mal tenter de poursuivre quelque chose dans ma vie. Le travail de fond à fournir sur soi-même est hors norme mais s’il on veut obtenir quelque chose de positif l’on est très vite contraint d’évoluer et d’avancer.

L’état d’esprit dans lequel je me suis retrouvé à la veille de mes vingt-cinq ans ne présageait pas forcément quelque chose de positif, bien au contraire. Le grand saut qui se profilait à l’horizon ne me laissait pas de marbre, une certaine angoisse m’envahissait et l’envie de rester enfermé dans ma chambre pour mon anniversaire prédominait plus que tout. Plus les jours avançaient, plus je me sentais angoissé et prisonnier de tout. Mais ce fut que quelques jours avant le 31 juillet qu’un tournant apparut.

En me réveillant le jour de mes vingt-cinq ans je me suis retrouvé dans un état de peur, d’angoisse, mais en même temps une certaine liberté flottait autour de moi. Ce mélange bizarre de sentiment et de confusion me suivit toute la journée. Plus cela avançait, plus je me rendais compte que tout devenait limpide, que la solution initiale était peut-être pas la bonne. En effet moi qui pensais que tout ce chambardement autour de mon quart de siècle.

Je dois avouer que je retrouve un peu ce même sentiment aujourd’hui, jour de mes vingt-sept ans ! Car je dois avouer autant l’année dernière tout est passé comme une lettre à la poste, autant là . . . À croire que les années impaires et moi ne somme pas fait pour s’entendre, d’où il n’est pas illogique que je sois né une année paire !

Qui vivra : Verra ! C’est ce que je me suis toujours dit ! Et donc, certes aujourd’hui je fête mes vingt-sept ans, mais après tout ce n’est pas le premier 31 juillet que je célèbre, et j’espère pas encore le dernier non plus. Alors certes les angoisses, les craintes, les doutes subsistent encore quelque peu, mais très vite je me dois de reprendre le dessus !

Je remercie tous ceux qui de près ou de loin me supporte depuis ces années, ces mois, ces semaines, et qui ont été présent pour moi ces vingt-sept dernières années. Au fond il faut se le coltiner le gros nounours pour son tempérament ! Merci à vous ; merci d’être là et rendez-vous pour les trente ans !

@romainbgb – 31/07/2011

Engagement 2012

Au lendemain de l’élection présidentielle de 2007, une nouvelle dynamique semblait se profiler au sein du parti majoritaire, à savoir l’UMP. Ayant fait le choix d’adhérer en septembre 2006, c’est donc tout naturellement que je me suis engagé dans la campagne présidentielle en janvier 2007. Ce qui permit d’embrayer sur six mois intense entre les collages, tractages, réunions locales et nationales, etc… Ce qui fut porté par la conquête finale et la soirée du second tour de l’élection présidentielle annonçant la victoire du candidat.

Une fois cette allégresse passée, ce fut le temps de mettre les choses en ordre, et de passer concrètement à l’action ! Une des idées, lancée par le mouvement au service de ses adhérents, fut après les législatives 2007, la mise en place d’un « pacte » entre adhérents et hommes politiques du Parti. Ceci étant de promouvoir un cercle d’adhérents, faisant le choix pour les cinq années du quinquennat présidentielle, de cotiser pour l’UMP. D’où le nom de « Pacte 55 » dont les membres deviendront « adhérent 55 ».

Ayant milité et fait de près cette campagne présidentielle, ce fut donc en adéquation avec mes idées, que je décide d’adhérer à ce pacte, et de cotiser pour les cinq années du mandat présidentiel. Celui-ci reprenant la symbolique du chiffre «5», présent à la fois dans le mandat présidentiel, mais également le «55» symbolisant le numéro de la rue où se situe aussi bien les locaux du parti (rue la Boétie) que celui du locataire de l’Elysée (rue du Faubourg Saint Honoré) à Paris. Tout était donc trouvé autour de la symbolique unifiant militants, adhérents et hommes politiques.

Ce fut donc dans cette optique militante, et en tant qu’adhérent de l’UMP, que je me décidais à mon retour en France en septembre 2007, de prendre cet engagement, et de signer le «pacte 55». Mais je dois dire quelle ne fut pas ma déception suite à cela, car la carte et les avantages de rencontre annoncée n’ont jamais vu le bout de leur nez. Je m’explique. J’ai du attendre janvier 2011 et l’arrivée de Jean François Copé à la tête du Secrétariat Général du parti, pour qu’une réponse digne de ce nom me soit apportée ! La carte n’est plus édité, je ne la recevrai donc jamais ! Comme toute machine de guerre, l’UMP a fait appel à un prestataire privé, qui s’est fait plaisir en « omettant » d’envoyer les cartes a certains adhérent « 55 » dont je faisais parti ! Chose qui fut a priori inavouable successivement pour les équipes de Patrick Devedjian et de Xavier Bertrand !

Bien que je n’ai jamais reçu de carte, bien évidemment mon renouvellement annuel tout les 1er janvier, avait bien lieu. Donc en janvier dernier, lorsque j’ai vu débité les 10 euros de cotisation, j’ai sauté sur l’occasion pour rappeler à l’ordre le service adhésion et le club 55 sur mon cas. Après six mois de médiation et de bras de fer acharné, j’ai réussi à en savoir plus sur le sort de ma carte 55 et de mon adhésion au parti.

Mon idée première étant que j’ai signé ce pacte 55 qui est en quelque sorte le contrat que le Président Sarkozy a signé avec les français le jour de son investiture au Palais de l’Elysée. Du coup, mon contrat s’arrête le 07 mai 2012, jour où l’on saura le nom du candidat gagnant la présidentielle de 2012. Comme je l’aime à le rappeler, mon engagement UMP est avant tout un engagement citoyen. Ce qui ne doit donc pas m’empêcher de dire que ça ne me convient pas lorsque une mesure est prise par la majorité présidentielle.

La liberté de l’électron libre que je suis prévaut avant toute chose ! Pour cela que j’ai donc réfléchi au sens à donner à la suite des événements pour 2012. Car la deuxième conséquence, en tant qu’adhérent 55, est que vous êtes donc convié dans la dynamique direct de campagne qui se profile à l’horizon pour l’UMP et pour 2012. C’est ainsi qu’un nouveau type de contrat est mis en place : « l’engagement 2012 ».

Tout est donc là dedans : l’engagement pris en ce soir de septembre 2006 me revient en mémoire, ainsi que celui qui a suivi un an après. Et celui qui va intervenir en septembre, sera de nouveau encore plus riche et plus fort en émotion ! Déjà celui de connaître une campagne présidentielle est quelque chose d’humainement riche, mais celui de faire le choix pour ses idées et ses valeurs l’est encore plus. C’est pour quoi je trouve en soi l’idée de lancer cette carte d’engagement 2012 à l’encontre de tout les français, pas une si mauvaise idée que ça. Mais je dois l’avouer que comme tout engagement ne se prend pas à la légère, que certain fasse le pas de signer cette engagement, mais qu’on les verra pas pour autant dans la campagne.

Une chose est sur c’est que j’ai signé le contrat, tout comme le Président Sarkozy a signé le sien avec les français. Pour cela je tiens à dire que mon engagement au sein de l’UMP reste toujours intact. Mais je dois avouer que tout cela restera en position d’observation et de changement jusqu’en mai 2012. En effet le pacte scellé avec l’UMP a pour vocation de m’amener jusqu’au soir du second tour de l’élection présidentielle, qui mettra fin au mandat 2007-2012, pour le Président Sarkozy.

On me la souvent reprocher ou critiquer, alors je le réaffirme devant vous ici : pour ma part, le 07 mai 2012, l’UMP que nous avons connu en 2007 n’existera plus ! Victoire ou non ! Les choses ont changées, les hommes ont changés, le parti a changé ! Et cela vous aurez beau me critiquer ou m’hurler dessus : c’est un fait !

Mais cela n’enlève en rien ma conviction que ma place reste à l’UMP, et que bien que je semble être un irréductible gaulois dans une armée de romains, je persiste et je signe. Je suis un gaulliste comme Seguin, et alors ? J’ai supporté, adoré, aimé, soutenu le Président Chirac, et alors ? Je suis un libéral de la trempe d’ Alain Madelin, et alors ? J’ai soutenu Villepin pendant le CPE, et alors ? Je suis un inconditionnel d’Alain Juppé, et alors ?

Comme on me le répète assez souvent : on ne peut pas plaire à tout le monde ! C’est bien pour ça que je suis encore là aujourd’hui ! Alors Martine, Ségolène, Marine, Christine, Eva, François, Arnaud, Manuel, Jean Michel, Jean Luc, Dominique, Jean Louis, Hervé, François, Maxime, n’oublie pas contre quoi tu te bats !

@romainbgb – 23 juillet 2011.

Serge Gainsbourg – Aux Armes Et Caetera (La Marseillaise)

« Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé
Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé

Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera

Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils nos compagnes

Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera

Amour sacré de la patrie, conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs

Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera

Nous entrerons dans la carrière quand nos aînés n’y seront plus
Nous y trouverons leur poussière et la trace de leurs vertus

Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera

Aux armes, aux armes, aux armes, aux armes
Aux armes, aux armes, aux armes, aux armes

Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera
Aux armes et caetera, aux armes et caetera. »

Les quais de gare

Les quais de gare et moi n’avons jamais été de grands amis, et pourtant dans bien des circonstances, nous nous sommes croisés ! Je dois avouer que 2010 fut une année épique pour cela, et que bien des moment décisifs pour moi durant cette année se sont produit dans les gares parisiennes. À croire que la vie a voulu me faire un signe à travers les départs et les retours des personnes.

Est-ce pour autant que je dois croire à la vie et à tout ce qui s’y rattache ? Je ne suis pas sûr de pouvoir y répondre par l’affirmative ! Si seulement . . .

Le fait est qu’avec moi tout se conclut toujours par la sacro-sainte formule : « on verra . . . » ! Ceci étant dit, ça ne nous avance pas à grand chose de savoir si oui ou non le sens de ce que l’on fait est tracé ou voir réalimenté pour la suite de ma vie ! Tous ces ronds de fumés rondes ou noires, n’aident en rien la suite à donner à la vie, d’où le fait que la nécessité de tenir un discours un peu plus cohérent s’impose ici. Et pourtant … sans vouloir être prétentieux je pense qu’il faudra que je m’y applique pour être compris.

Mais c’est là où le bât blesse : je n’y arrive plus ! Je crains que la force d’inspiration de rédaction m’ait fait faux bond. Tout s’estompe comme lorsque l’on se retrouve sur le quai de la gare et que l’on voit le train partir au loin. Je me retrouve dans quelque situation bien connue de tous où le départ de quelqu’un de cher laisse des traces. On ne peut guère rester de marbre face à certaines situations ou actes qui se produisent en nous. Il faut toujours pour cela tenir le bon bout, et faire comme le bon adage : « bon vent malgré mauvaise fortune ».

La vie et les amis peuvent aussi aider parfois à tenir et à trouver un nouveau chemin de gare. Ils peuvent aider à tenir bon contre les aléas que l’on subit. Du coup, je dois avouer ne pas avoir été de prime abord fan des départs dans une gare ou tout autre lieu. Vous conviendrez qu’il y a toujours mieux que de se retrouver sur un quai de gare parisien et voir la personne et son train disparaître au loin ! Cela crée une certaine dureté et un sentiment insupportable à mon goût ! La faiblesse qui reprend le dessus, les peurs, les craintes, les larmes et tout ce que l’on ne veut pas qui arrive et qui se produit quand même ! Tout ce qui n’arrange personne : ni la personne qui reste, ni celle qui part.

Tenir bon, avancer, ne pas reculer, ne pas se retourner : « Sois un homme mon fils » ! Tel est ce que je devrais mettre en place à mon égard et pouvoir retrouver le sens de ma note et de mon expression dans la vie. Je ne sais guère pourquoi, mais un sentiment de scepticisme m’envahit. Mais est-ce pour autant la meilleure des solutions à adopter ? Surtout vis-à-vis de soi et d’autrui ? La position peut être discutable à bien des égards, surtout celle de savoir si l’on doit faire fi de ses sentiments, et d’avancer coûte que coûte contre tout ce que l’on laisse derrière soi.

Ce qui n’est guère facile, car plein de choses vous reviennent alors en mémoire et vous vous retrouvez devant la crainte du début : celle de la feuille blanche. La gare parisienne se vide, le train s’en va, vous restez seul avec votre conscience. Comme sur cette note qui était vierge de tout sens et qui se retrouve maculée de considération désormais improbable pour certains. De là, à savoir, si tout cela est négatif ou pas : c’est un tout autre débat qui s’ouvre là. Encore une gare, encore un départ, encore une nouvelle chance de reconquête sur soi-même !

@romainbgb – 13 juin 2011

« L’aveuglement humanitaire » par Lareac

L’humanitaire est un business.

Effectivement il montre l’économie du Bien, je suis « juste » en donnant pour une cause lointaine. En réalité il n’en est rien. Les Justes agissaient directement.

L’humanitaire montre le règne de l’individualisme et de la société consumériste.

Aujourd’hui tout le monde fustige l’individualisme, les politiques sont les premiers accusateurs. Les socialistes, principaux adorateurs de 1789 et de mai 1968, voient le remède à l’individualisme par la « justice sociale ».

L’individualisme prend sa source en 1789 avec la Révolution, c’est à dire ou furent consacrés les libéralismes, on ne pense plus la société mais l’Homme dans la société. L’Homme dénoué de tout corps censé socialiser est perdu. Ils accéderait à la Liberté mais une Liberté si lointaine et si longtemps conservée du côté de Paris.

Il resurgira dangereusement en 1968 qui voyait toute la contradiction entre le refus de l’impérialisme, de la société de consommation américaine et l’envie viscérale de « jouir sans entraves », l’envie si ce n’est le besoin de libertés individuelles.

1968 voyait dans la famille un danger, dans l’ordre un fascisme. Il n’avait pas compris qu’étaient là deux moyens de grandir.

Le capitalisme humanitaire.

Quoi de plus charitable que de donner quelques centaines d’euros à une association pour qu’elle même les donne à des petits du Tiers-monde?

Quoi de plus louable que d’acheter le CD des Enfoirés pour que la vingtaine d’euros servent à payer les repas des SDF ?

La vérité, c’est que personne ne se soucie de la misère. Il est plus simple de dépenser 20 euros dans un CD plutôt que d’inviter à diner chez soi un SDF mourant de faim.

La société de l’image est la principale accusée, les grands shows télévisés animés par des « artistes » « français » qui donne des leçons d’humanité sans pour autant payer leurs impôts chez nous, de ces gens qui n’hésitent pas, avidement, à calculer si cela sera bon pour leur image, à les écouter, il faut donner toujours plus, n’oublions pas le mot le plus important, d’argent.

Alors mesdames et messieurs les humanistes, à bon entendeur.

Article rédigé par Fr4nç0is le 09 juin 2011 – sur son blog

L’étranger

Cher lecteur,

Depuis quelques semaines je vois ressortir en France un débat sur lequel il me semble important de revenir : la double nationalité. C’est en relisant le Spleen de Paris de Charles Baudelaire, que je suis retombé sur un petit poème que je souhaite vous faire partager : l’étranger.

Je pense qu’à travers ce texte une lecture de la situation actuelle peut être mis en avant et c’est ce que je tenterai d’évoquer dans cette note. Ceci tant avec des exemples personnels que ceux que la société nous expose dans la vie quotidienne. Ceci m’est venu à l’esprit lorsque j’ai pris connaissance de la lettre adressée par Marine Le Pen, Présidente du Front National, aux 577 députés français au sujet de la double nationalité.

Mais pourquoi tout d’un coup, ce sujet est redevenu sur la place publique, alors que pendant des années personne ne se préoccupait de savoir si, oui ou non, une personne avait une autre nationalité que celle française ? Serait-ce alors la polémique lancée par la F.F.F. (Fédération Française de Football) sur les quotas ? Tout cet engrenage médiatique a bien commencé là, pour finalement être repris comment leitmotiv par le Front National. Car finalement rien de tel pour continuer à segmenter et à engranger les thèmes de campagne de l’extrême droite.

Mais pourquoi cela pose-t-il tant de problème en France, qu’une personne est ou non la double nationalité ? Pour le Front National, il est légitime d’aborder les sujets de mondialisation et d’inégalité mais en aucun cas celui de la double nationalité ! Ce qui est en soit aberrant si l’on y pense au vue que la mondialisation d’une personne va de paire avec sa mondialisation.

Mais j’ai ressenti ce problème lorsqu’en en 2002, pour mes 18 ans, j’ai du refaire mes papiers d’identité français. Arrivé à l’état civil de ma mairie, je remplis les formulaires adéquates et tend le tout avec les papiers préparés et exigés par l’Etat Civil pour le renouvellement de carte d’identité. Quel ne fut pas ma surprise de m’entendre dire au bout de dix huit ans : « Mais vous n’êtes pas français Monsieur B. »

Chose qui pour moi était complètement fausse car selon l’article 18 du Code Civil : « Est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français. » C’est donc avec mon Code Civil à la main, et armé de patience, que je m’y suis rendu à nouveau le lendemain pour faire entendre raison à l’officier d’état civil. Car en effet étant né à l’étranger (Suisse), ayant une mère étrangère (Italienne), l’officier d’état civil avait déclaré que je n’était pas français. Mais il avait oublié de regarder la nationalité de mon père : française ! C’est à cette époque que j’ai appris l’existence du « Certificat de nationalité », permettant ainsi a des personnes dans mon cas de prouver leur nationalité, après avoir prouvé que depuis au moins deux générations l’un des parents est français !

Alors à l’approche de la campagne présidentielle, je vois bien qu’une certaine partie d’un certain électorat se revendique bien le droit d’aborder ce thème de campagne. Mais comment devrais-je me situer face à cela ? Moi qui suis né en Suisse d’une mère italienne et d’un père français. Dois je me considérer comme Français et renier ma nationalité italienne (et vice versa) ? Toute la complexité réside bien là dedans et je l’ai ressenti lorsque j’ai osé mettre en avatar sur un réseau social célèbre une carte de l’Italie avec son drapeau dessus. Quel ne fut pas mon étonnement de me voir reproché dans l’heure qui a suivit ce choix d’image plutôt que d’avoir mis une photographie de moi à la place ! Est-ce-que cela aurait été la même chose si j’avais mis la France à la place ? Je ne crois pas !

Je voudrais en guise de conclusion, vous faire partager ce texte de Charles Baudelaire, qui pour moi évoque beaucoup de chose et rappelle quelques points évoqués dans mon exposé. Car ce thème de l’étranger évoqué par Baudelaire dans son texte appel à un certain détachement des choses et des actes vis-à-vis de la vie. Cette personne n’a plus de famille et d’amis et son seul but et patrie reste les nuages du ciel. Je trouve que cette image doit nous rester en conclusion.

L’étranger ; in Le spleen de Paris (1862) Texte de Charles Baudelaire.

« Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis? ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère?

– Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.

– Tes amis?

– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.

– Ta patrie?

– J’ignore sous quelle latitude elle est située.

– La beauté?

– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.

– L’or?

– Je le hais comme vous haïssez Dieu.

– Eh! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger?

– J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages!« 

@romainbgb – 09/06/2011

L’ombre et la lumière

Une certaine réflexion m’est venue suite aux diverses polémiques qui ont éclatés suite à la nuit new-yorkaise qui a éclaboussé la classe politique française et la gouvernance mondiale la semaine dernière. Tout commence par une petite étincelle contre laquelle on court depuis notre naissance et qui nous supplie de nous montrer au monde. Celle que certains veulent garder toute leur vie et qui parfois contre leur gré s’efface pour disparaître à petit feu.

C’est ce que me rappelle un peu toute cette histoire new-yorkaise qui se déroule en ce moment. Celle d’un homme intègre qui, sous les gloires de la lumière, se retrouve coincé et fait tout pour pouvoir passer à l’ombre. Faut-il passer de l’ombre à la lumière ou rester dans l’ombre ? Car ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir briller au plein jour !

Strauss-Kahn savait comment le monde est fait, il connait l’Amérique et sa justice qui ne concède pas l’impunité aux puissants ; en effet c’est spectaculaire l’inégalité de tous devant la loi (l’on a vu dans le cas de l’homme d’affaire Madoff, de Spitzer contraint a démissionné du poste de gouverneur de New York pour un tour d’escort-girl). Il connait à la perfection, comme tous ceux qui sont au sommet du pouvoir, et en théorie, ne sont pas stupides, que chacun de ses mouvements était espionné d’un œil non seulement curieux mais aussi avide, souvent vindicatif. Reste à la justice américaine de déterminer la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn dans cette affaire.

C’est cette image que j’ai ressenti d’ailleurs en allant voir La Conquête autour de l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy au cinéma. C’est là où l’on ressent au plus profond de lui-même la volonté de monter sur la première marche du podium. Cette conquête aussi bien humaine que sociale le démontre bien. Comment le jour le plus beau de votre vie publique sous la lumière, peut être le plus sombre pour vous dans l’ombre de votre vie privée. Tous ces médias et cette vie exposée au grand jour, je ne sais pas comment le couple Sarkozy – Ciganer a pu résister. En même temps quand j’y repense c’est la force et cette machine qui leur a permis d’arriver là où ils sont et de porter le candidat Sarkozy à la présidence de la République française !

En tous les cas une chose est sur pour ma part : mieux vaut rester dans l’ombre quand j’y pense et que je vois le monde dans lequel on évolue. La vie de lumière n’est pas faite pour tout le monde en tous les cas et je ne sais pas si je serais capable de vivre au grand jour exposé devant tout le monde. Pour ça la vie d’ombre ,c’est pas plus mal au fond. On peut y retrouver le confort des siens mais aussi la paix que l’on cherche tant au fond de soi-même.

C’est ainsi que l’on voit, en règle générale, ceux qui se fascinent autour de la lumière et ceux comme moi qui préfèrent rester dans l’ombre. Ceci dit on voit bien que l’ombre finit toujours par triompher de la lumière, et que sans ombre, on arrive pas à la lumière. Alors faut-il pour autant ne pas rester dans l’ombre pour gagner la lumière pour toujours ? Je pense que de toute façon l’ombre nous rappellera bien à elle un jour. La nuit new-yorkaise nous l’a bien démontré encore une fois, trop de lumière, tue la lumière !

C’est ce que m’évoque, par exemple, le cas du premier policier de France actuelle, qui pendant des années a été un homme de l’ombre remarquable. Ce Préfet de la République, toujours resté à l’ombre de toute tempête, se retrouve dès les premiers jours de sa nomination ministérielle sous le feu des critiques et des projecteurs. Cela n’a rien d’anodin me direz vous. Mais telle est la sanction qui attend tous ceux qui passent de l’ombre à la lumière où le retour de bâton se fait sentir.

C’est pourquoi j’avais désiré faire cette petite note pour dire combien la lumière n’est pas si positive vis à vis de l’ombre. Mais une fois que la lumière est allumée il devient difficile pour le coup de pouvoir l’éteindre et de s’en sortir sans quelques brûlures. C’est pourquoi le choix de l’ombre me semble plus judicieux pour une certaine vision politique dans l’avenir. L’ombre restera pour certain une situation de repli mais je pense que l’on a tous une part d’elle en nous.

@romainbgb – 28 mai 2011.

L’ombre et la Lumière.(chanson de Calogero et Grand Corps Malade)

« Eté 1868, quelque part dans le Grand Ouest
Il a sauté sur son cheval pour disparaître en un geste
La porte du saloon claque encore, dehors le vent fouette la poussière
Lui il galope vers son sort sans jamais regarder derrière
Est-ce qu’il cherche ou est-ce qu’il fuit, est-il sûr ou incertain
Est-ce qu’il tente de rattraper ou d’échapper à son destin ? A quoi ressemble son avenir, une évidence ou un mystère. Il se fabrique un empire, il est fait d’ombre ou de lumière.

De l’ombre ou de la lumière Lequel des deux nous éclaire
Je marche vers le soleil
Dans les couleurs de l’hiver

De l’ombre ou de la lumière
Depuis le temps que j’espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l’univers

C’est l’hiver en 2008, quelque part à Paris
J’ai démarré la voiture pour échapper à ce temps pourri
La porte du café tremble encore, dehors la pluie fouette le bitume
A chacun sa ruée vers l’or, j’accélère à travers la brume
Puisque mon temps est limité, mes choix doivent être à la hauteur
C’est une course contre la montre ou une course contre la peur
C’est toujours la même chevauchée, on vise la lueur droit devant
Même si cette quête est insensée, je cours pour me sentir vivant

De l’ombre ou de la lumière
Lequel des deux nous éclaire
On marche vers le soleil
Dans les couleurs de l’hiver

De l’ombre ou de la lumière
Depuis le temps que j’espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l’univers

On court à travers les siècles, mais c’est toujours la même chevauchée
As-tu peur que la route s’achève mais cette course est insensée
As-tu mis un nom sur toutes les lèvres, les lèvres

De l’ombre ou de la lumière
Des astres qui nous éclairent
On marche vers le soleil
Dans les couleurs de l’hiver

De l’ombre ou de la lumière
Depuis le temps qu’on espère
Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l’univers

Retrouver dans un sourire
Toutes les lois de l’univers
 »

Amis

Chers lecteurs,

Même si ce n’est surement pas le lieu pour l’évoquer sur ce blog à vocation originel politique, je souhaitais évoquer un sujet qui me tiens à coeur : l’amitié. Une notion qui prend de la place et de son importance vis à vis des autres et au sein des rapports humains.

Le départ d’un ami n’est pas forcément quelque chose de facile à appréhender ni à gérer. Ceci d’autant plus lorsque le départ n’est pas prévu! On a beau se dire que l’amitié est quelque chose de positif, qui dure tout la vie, que rien n’arrête. Mais, quand on creuse un peu plus, on voit vite apparaître le coté obscur de la relation. De près ou de loin on est vite affecté par ce genre de problème, qu’on l’admette ou non.

Ce qui arrive aussi dans la vie, ce sont les rencontres que l’on pense pour la vie, et qui au fil du temps s’estompe petit à petit, pour devenir un souvenir au fond d’un carton. L’expérience reste amer quand on la vit, surtout lorsque l’on remarque sa présence familière, voire qui se répète. Et là c’est le drame . . . La vie n’est pas forcément celle que l’on croit ni celle que l’on voudrait qu’elle soit. On se base sur des principes fondamentaux que nos parents et ainés ont pu nous inculquer mais très vite on déchante face à la réalité des faits.

Tout commencement prend la forme heureuse de l’amitié à auquel on pense pouvoir résister toute une vie. Mais quand on y regarde de plus près, très vite la vie nous rappelle à elle. La connaissance et le savoir que l’on peut avoir vis – à – vis de l’amitié n’a plus rien à voir avec celle que l’on croyait notre au départ. C’est pour cela que l’on peut [ou l’on se doit] se remettre en question pour comprendre.

C’est pour cela que l’étude de nos contemporains doit être mise en relation avec les « Anciens » pour pouvoir déterminer le sens et l’ordre des priorités. En soit la relation amicale entre deux personnes ne coulent pas de source. Le commencement semble aller de soit mais très vite le mot fin peut apparaître s’il on n’y prend pas garde. Savoir se préserver et par là même savoir préserver la relation que l’on entretien. Tout acte que l’on pense anodin ne l’est pas forcément et pour cela le caractère de l’un ou de l’autre peut très vite blesser ou rompre une amitié.

D’où il faut toujours garder une distance dans les relations, même les plus intimes. Ceci étant dit je dois avouer que moi même je ne soit pas un bon exemple pour tout ça. C’est à ce stade là que le problème de l’amitié se pose pour moi et qu’il doit être évoqué. Car au fond le rapport amical et moi n’a jamais fonctionné ou tout du moins cela à toujours posé problème.

On l’a toujours dit, et on le sait depuis quelque temps déjà, [le fait] que les enfants sont méchants entre eux, d’autant plus dans les cours d’écoles ou les lieux publics. Ce qui dans mon cas a été vérifié dès la plus tendre enfance en devenant le vieil ours solitaire que tout le monde connait aujourd’hui. Mais peu être je devais être amener à l’être, aller savoir . . . Là haut ce qu’il a pu être décidé pour moi? Une chose est sur c’est que mes chers camarades de cours n’avaient aucunes pitiés et d’aucuns scrupules à l’égard des autres et du mien en particulier. Ceci en toutes les circonstances que ce soit.

C’est peut être pour cela que j’ai toujours envié ma soeur jumelle et ses amies sur l’attitude que les autres enfants avaient à leurs égards.

Au fond l’amitié comporte certaine zone d’ombre que l’on ne sait pas toujours éclaircir de prime abord. Mais parfois on ne peut même pas l’éclaircir tellement le brouillard en lui même est présent. C’est contre toute attente que ce dernier apparait sans que l’on ait pu prêter attention ni crier gare ou pouvoir dire quoi que ce soit. Toute la notion du danger réside là en ce sens où il faut acquérir son propre savoir et son expérience afin de pouvoir réaliser son chemin de l’amitié ensemble.

La théorie de l’amitié commence là, le respect de l’autre du coup également. Le respect des autres est la notion clé du partage et de l’amitié. Le respect que l’on a de soi et des autres est primordial par la suite pour entreprendre un début d’amitié. Ce qui a toujours été difficile pour moi, voire insurmontable dans certains cas. Ceci dans le sens où j’ai toujours tout donné, tout de suite, voire trop vite ! Peut-être ceci est le commencement des défauts majeurs qui font que ma vie ne soit pas si rose et que tant de problème en découle aujourd’hui ? Que tout ceci fasse de moi l’homme aigris, morose, triste et solitaire que tout le monde connait?

La notion de l’amitié n’est pas toujours celle que l’on croit, ni celle que l’on attend ! En ce sens la perte de mémoire, des choses et des connaissances n’arrangent en rien nos petites histoires d’amitiés. Bien au contraire très vite la main mise et le contrôle de l’autre peut s’avérer néfaste pour la relation amicale que deux personnes souhaitent entretenir l’une et l’autre. C’est pour cela que des efforts doivent être fournis des deux côtés sinon très vite la fin de l’amitié prend tout le monde de court.

Ce qui me permet de partager avec vous ce texte de Montaigne ; Sur l’amour et l’amitié

[ « En la vraye amitié, de laquelle je suis expert, je me donne à mon amy, plus que je ne le tyre à moy. Je n’aime pas seulement mieuix luy faire bien, que s’il m’en faisoit ; mais encores, qu’il s’en fasse qu’à moy : il m’en faict lors le plus, quand il s’en faict : et si l’absence luy est ou plaisante ou utile, elle n’est bien plus doulce que sa présence ; et ce n’est pas proprement absence, quand il y a moyen de s’entr’advertir. »]

[« Au demeurant, ce que nous appellons ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu’accointances et familiaritez nouees par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos ames s’entretiennent. En l’amitié de quoy je parle, elles se meslent et confondent l’une l’autre d’un meslange si universel, qu’elles effacent et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes. »]

Donner tout à un ami semblait une évidence pour moi, voir même la base mais pas dans le sens évoquer par Montaigne dans son essai « Amour / Amitié ». C’est donc sur cette relation qu’il faudra s’attarder pour essayer de comprendre ce que peut signifier vraiment la notion de l’amitié chez l’Homme et l’humanité en générale.

On a pas tous les mêmes attentes sur l’amitié et sur les rapports humains, ce qui oppose nombre de personnes, couples, familles, tribus sur ce genre de liens sociaux. L’être humain en général ressent un élan d’égoisme sur certain point ce qui dans un sens ne permet pas un lien social. Mais quand on regarde ça de plus près la vie reprend le dessus et les liens sociaux (tel que l’amitié) également.

On a pas toujours le bon mot, ou la bonne action, lors de l’entreprise que l’on veut mettre en place. Tout les choix que l’on fait sont fait pour être assumer. Bien ou mal, mais ils doivent l’être. Souvent des regrets peuvent apparaître en contre-partie de cette joie qui peut être notre au début de l’expérience. Chose dont il faut tenter d’analyser les prémices pour comprendre comment d’un bien on peut arriver à un mal, ou vice versa?

La nature des relations humaines est quelque chose de pas toujours facile à comprendre, et surtout à analyser. J’en suis témoin dans la vie de tout les jours, et mon caractère bien particulier me le rappel allègrement. Mais est-ce pour autant que l’on doit tout laisser tomber, s’écraser, laisser parler les gens contre soi? Je ne pense pas que ce soit la bonne méthode à employer. Pour autant devons-nous être le plus fort, et contre vents et marrés, jouer le rôle du maître sur son dominion? Je ne crois pas! Et c’est bien là le problème : tout ce complique à partir de là! Dominant ou dominé, se laisser faire ou pas, toutes ces possibilités qui s’offrent à nous et dont on ne connait jamais la réponse à y apporter !

Certains vous diront que la patience et le pardon doivent être les maîtres-mots de la relation humaine s’il on veut obtenir quelque chose de viable. Mais ceci n’est pas chose simple pour tout le monde à concevoir. Il faut ainsi comprendre la perplexité de la relation humaine et son rapport avec les autres en particulier. Nul homme ne peut prétendre avoir la science infuse et pour cause nous sommes tous au même niveau quand on y repense un peu. Le tout est de savoir quelle décision prendre face à cela et par-dessus tout la confiance en soi demeure l’élément primordial avant tout autre chose {action} à mettre en oeuvre. Il faut donc tout donner face à soi-même et aux autres pour éviter ainsi de se retrouver dans une situation où l’on ne peut plus rien faire et où l’on se sent coincé {prisonnier}.

La position de l’amitié quand on y pense n’est pas facile et très vite une complicité peut naitre. Voilà tout la complexité qui peut en découler et qui ne laisse pas forcément indemne. Va, vis, deviens, ne te pose jamais de question ! Ne revient jamais en arrière ! Le passé reste à sa place, le présent continue son chemin vers le futur.

@romainbgb – Paris le 22 mai 2011

L’heure de vérité

En cette semaine de commémoration et de tempête médiatique sur tous les fronts, je trouve juste cher lecteur, de revenir un peu sur quelque aspect important de ces trente dernières années politiques en France. Même si une date, parmi tant d’autres, a retenu l’actualité de la semaine, ce n’est pas pour autant que les autres sont à négliger.

Evidement comment ne pas évoquer la semaine écoulée, sans évoquer la journée du 10 mai. Certains se voient ramener trente ans en arrière, lors de la transition politique droite – gauche française. Mais pour ma part elle me ramène aussi dix années en arrière lors du septennat de Jacques Chirac. Ce que nous verrons par la suite dans cette note.

Commençons donc par le commencement, avec dimanche dernier, le 08 mai, la commémoration de la Victoire de 1945, mettant fin à la Seconde guerre mondiale. Il me paraît évident de rentrer dans la problématique du devoir de mémoire. C’est donc à travers lui que l’on ne doit pas oublier ces hommes et ces femmes qui ont fait de ce pays, celui de la liberté. Ceci permettant de rappeler à nos mémoires, ceux qui ont fait la France ! Sans son appel du 18 juin 1940, depuis les studios de la BBC, le Général De Gaulle, n’aurait pas le « plus illustre de tout les français », une décennie plus tard quand il fut rappelé par René Coty a diriger la France.

Autre moment clé, et du coup journée charnière, dans notre histoire nationale et européenne : le 09 mai. En effet c’est ce jour qui fut institué pour rappeler à nos mémoires collectives, l’Europe et de la fêter. Mais pourquoi avoir choisi ce jour allez vous me dire ? La réponse est tout aussi simple. Revenons quelques décennies en arrière, puisque ce fut le 09 mai 1950 que fut annoncée la Déclaration Schuman. Prononcée par Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères français, dans le salon de l’Horloge du Quai d’Orsay. Cette déclaration, inspirée par Jean Monnet, propose la création d’une organisation européenne chargée de mettre en commun les productions françaises et allemandes de charbon et d’acier. Ce qui amènera à la signature, le 18 avril 1951 du traité de Paris, mettant en place la Communauté européenne du charbon et de l’acier entre six États européens.

Ce qui nous amène tout naturellement à cette journée dont tout le monde parle, celle du 10 mai. Véritable tournant dans échiquier politique français il le fut également pour le devoir du mémoire du pays.

Ce fut un tournant d’abord pour la vie politique française et de la Ve République, puisque pour la première fois depuis 1958, un président issue de l’opposition socialiste allait être élu président de la République. Tout le monde a en tête pour l’avoir, vue et revue, cette image sur un écran de minitel où la tête de François Mitterrand se dessine peu à peu. Il est 20 heures, nous sommes le 10 mai 1981. La suite, nous la connaissons, une cérémonie au Panthéon, une dépose de rose sur la tombe de Jaurès et Moulin, et quatorze années de présidence commencent !

Mais pour ma part, l’autre événement que l’on doit retenir est celui du 10 mai 2001, lorsque sous la présidence de Jacques Chirac, l’on reconnaît comme crime contre l’humanité, la traite négrière transatlantique et l’esclavage. Moment fort pour l’histoire de France et l’humanité toute entière que cette loi voté par le Parlement français, sur proposition de la députée de Guyane, Christine Taubira. L’occasion pour la France métropolitaine d’honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l’abolition de l’esclavage. Au-delà de l’abolition, la journée devrait engager une réflexion générale sur l’ensemble de la mémoire de l’esclavage, longtemps refoulée, pour la faire entrer dans notre histoire.

Ce qui me permet, si vous le permettez, de revenir un instant sur ma conviction politique et mes choix que j’ai pu prendre depuis mon engagement militant en septembre 2006. Je me suis toujours dit qu’un petit bilan ne fait jamais de mal à personne, il est peut être temps de se l’appliquer !

Cela fait quasiment six années que je suis, comme militant, au service du parti de la majorité présidentielle. Mais plus je regarde en arrière, dans mon passé militant, plus je vois certaines choses qui me rappelle que mon engagement a évolué depuis. Car il faut se dire une chose, la personne qui m’a faite adhérer en grande partie en 2006 à l’UMP, est le Premier ministre de l’époque, Monsieur Dominique de Villepin, mais surtout le Président Chirac. La crise du Contrat Première Embauche (CPE) en avril 2006, alors que j’étais étudiant à l’Université Paris X – Nanterre, fut un électrochoc pour moi. De savoir que mon avenir risquait d’être compromis par des étudiants qui préféraient croire que le CPE n’engageait que licenciement et chômage me laissait rageur au fond de moi. Ce qui entraina ma motivation pour adhérer à l’UMP en septembre.

Aujourd’hui, de multiples événements politiques ont eu lieu, notamment une période d’élection puisque en quatre ans nous avons connu quatre années d’élections. Tout d’abord la présidentielle et législative, puis les municipales, les européennes et pour finir les régionales. J’y ai donc pris part activement à chaque fois. Ce qui a aujourd’hui me ramène a une réalité : se faire mettre sur un banc de touche. Quatre années de labeur, de présence, de tractage, de discussions, pour quoi au final ? La reconnaissance s’estompe pour l’enjeu du pouvoir ?

Mais croyez moi Madame le maire, je n’ai pas dit mon dernier mot, et soyez assurer que ce blogue continuera a être alimenté !

Votre serviteur,

@romainbgb – 12 mai 2011.