G.G.B.

Il n’est pas toujours simple de prendre le large face aux évènements de la vie. On pense toujours être invincible, mais la réalité, le plus souvent, semble être tout autre. C’est pourquoi, il peut être utile de prendre le large, de la distance, face à tout ça. Nul n’est capable de pouvoir rivaliser face aux aléas que nous offre la vie. La force de l’homme peut intervenir dans ces cas là et paraître bien plus présente que l’on croit.

Guy, Georges, Paul, Lucien.

Quoi de mieux pour un homme dans sa quatre-vingt quatorzième année que de trouver le repos éternel dans son sommeil, dans sa maison. Une satisfaction du moment achevé pour lui, et tout ceux qui restent. C’est ainsi que mardi matin tu as choisi de tirer ta dernière révérence, cher grand-père, en concluant ainsi ta vie.

Tout n’a pas toujours été très rose pour toi, dès le commencement de ta vie. Pour autant tu as su, avec volonté et courage, en tirer parti. Tout ceci permettant d’arriver à exercer les hautes fonctions et mener ta vie comme tu l’entendais ! La famille n’aura jamais été une chose que tu savais appréhender, bien que cette dernière, à sa façon, essayait de te rendre l’amour.

… Savoir aimer …

L’amour n’est jamais un sentiment facile à exprimer. Ce phénomène nous avons pu mainte fois l’observer avec toi, cher grand-père. Le grand timide qui est en toi, n’a jamais su (voulu ?) laisser rentrer quelque sentiment qui soit. Mais également, voulu laisser rentrer quiconque dans ton intimité. Une certaine peur d’exposer les fragilités de la vie aux autres, qui feront que toute ta vie durant, la communication familiale sera houleuse.

Certes tu n’auras peut-être pas su nous aimer, dans le sens noble du terme. Mais je reste persuadé d’une chose : au fond de toi, une petite lueur d’amour battait. Mais bien évidemment, avec ta carapace de commandeur, nul ne devait le savoir. À nous, ta famille, de savoir le reconnaître afin de pouvoir t’accompagner sereinement dans ton dernier voyage.

Puisses-tu ainsi retrouver le chemin de la paix et de l’amour en retrouvant les êtres chers qui ont marqué ta vie sur Terre. Que cet amour dont tu as pu, peut-être, manquer, soit le réconfort éternel. Ce dernier chemin de vie n’appartient qu’à toi.

Vouloir c’est pouvoir.

@romainbgb – 24/09/17

#Dis33

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#Dis33 – © Romain BGB/31-07-2017/

Tout feu tout flamme.

L’été a connu ses pointes de chaleurs et ses incendies (au propre comme au figuré). Certains vaillants chevaliers ont su les éteindre, comme d’autres les rallumer. C’est dans cet esprit là que l’on devrait veiller au bon déroulement de notre société, au lieu de continuer à alimenter de vieilles querelles inutiles ! Respect et humilité.

Les inséparables Veil sur nous !

Je compte bien évidemment rendre ici hommage à un couple qui a participé à l’écriture de l’histoire du XXème siècle, tant en France qu’en Europe : Simone et Antoine. Ce point d’orgues s’étant achevé en cette matinée du 5 juillet dernier dans la Cour d’honneur de l’Hôtel des Invalides. La Patrie reconnaissante. Le président de la République ayant décidé de réunir pour l’éternité ce couple sous la coupole du Panthéon. Immortels!

Renaissance.

Bien loin de toutes ces turpitudes et en prenant un peu de hauteur, me voilà parti pour une quinzaine de jours dans la Presqu’île de Quiberon pour une cure de thalassothérapie à l’invitation de mes grands-parents. Mon hypothyroïdie étant toujours bien réveillée, le bon air iodé s’appelait à moi. Du 16 au 30 juillet me voilà parti à la conquête bretonne !

Un peu de moi.

Ces quelques lignes me permettent ainsi de remercier les équipes du Sofitel Thalassa & Diététique de Quiberon. A travers eux, le séjour n’a pu qu’être qu’agréable et tranquille. Au soin de ballade sur le littoral, de gymnastique aquatique, de jets marins, d’applications de boues et d’algues, le corps a pu être régénéré dans son intégralité. Les douze jours de cure étant récompensés : six kilos en moins sur la balance !

Un peu de nous.

Le chemin vers soi reste toujours rempli d’obstacles et de péripéties. A mon tour de trouver le bon guide et le bon accueil pour persévérer et trouver la route vers moi. Cet âge fort dans la chrétienté que je viens d’accomplir demeure un élément de continuité et de bilan essentiel pour poursuivre mon chemin.

La bonne volonté et la grande écoute doivent s’allier pour faire une unité dans la progression de mes actions. Le travail et la persévérance finissant toujours par payer. Mon grand-père a toujours tendance a me rappeler : « vouloir c’est pouvoir ! »

Une nouvelle année qui commence sur les chapeaux de roues. Dans cette perspective d’évolution et de changement, je dois me résoudre à tracer une fois de plus une voie. La mienne. L’écriture et la réflexion ne faisant pas tous ; Le don de soi, ça va bien un moment, mais ça ne paye pas tout. La vie sociale et le monde du travail restent deux mondes sauvages que l’on doit réussir à dompter.

Une belle année a pu arriver avec l’éclosion d’un beau projet l’an passé. Que cette année puisse à son tour amener son lot de bonheur et de surprise. La persévérance finira donc bien un jour par payer. Que cette année soit donc celle de la sérénité.

@romainbgb – 05/08/17

Le jour nouveau

En ce dimanche 7 mai 2017, les Français étaient appelé aux urnes pour élire leur nouveau chef d’Etat. Après le premier tour, qui eut lieu le 23 avril dernier, Marine Le Pen et Emmanuel Macron se sont retrouvé en ballotage pour un second tour. Ce qui a donné lieu à deux semaines intenses de campagne, avec en point d’orgue le débat radio-télévisé qui eu lieu le 3 mai.

Hormis ces deux camps qui s’opposent, la France se retrouve alors divisée, plus que jamais. Les peuples de gauche et de droite se trouvent dans une incertitude, privés de leurs candidats. Les électeurs « insoumis » de Jean-Luc Mélenchon et leurs sept millions de voix, veulent peser dans la balance du mécontentement. Ce qui annonce dès le départ le prédicat d’une incertitude totale concernant le score que pourrait obtenir les bulletins blancs et nuls. A cela s’ajoute celui du taux de l’abstention, le baromètre de l’opinion.

Tout le monde est en haleine, aux vues de ces prérogatives, dans un suspens (plus ou moins) totale, pour être devant son poste de télévision à vingt-heures en ce dimanche 7 mai. La découverte du visage du nouveau président de la République se faisant à ce moment-là !

#Chirac4ever. Une pensée pour le Président Chirac en ce jour où vingt-deux ans plutôt il franchit à son tour les portes du Palais de l’Elysée en devant le cinquième Président de la Cinquième République.

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©Romain BGB – 22 ans <3 <3 <3 #Chirac4ever #Chirac2017

Vingt millions sept cent cinquante-trois mille sept cent quatre-vingt-dix-huit. Un score sans appel. C’est par ce chiffre, en nombre de voix obtenues, qu’Emmanuel Macron est élu Président de la République française. Marine Le Pen récolte quant à elle dix millions six cent quarante-quatre mille cent dix-huit voix.

Ce qui porte une abstention à 25,44% des électeurs inscrits soit plus de douze millions cent mille personnes qui ont boudé le chemin des bureaux de vote. A cela s’ajoute plus de trois millions de personnes qui ont mis un bulletin blanc dans l’urne et un peu plus d’un million qui ont quant à eux mis un bulletin nul.

Pourcentage des inscrits. Un petit rappel me vient alors à l’esprit en observant le tableau fournit par le ministère de l’Intérieur. Regarder le chiffre / pourcentage des résultats du second tour de la présidentielle en terme d’électeurs inscrits. Lorsqu’en 2002, Jacques Chirac en ballotage face à Jean-Marie Le Pen, obtient un vote de la part de 62% des électeurs inscrits. En 2017, face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron n’obtient que … 43,63% des votes de la part des électeurs inscrits …

En France, c’est le nombre des suffrages exprimés qui valident l’élection du nouveau Chef de l’Etat. Avec 66,10% contre 33,90% des suffrages exprimés, Emmanuel Macron devient donc le 25eme Président de la République Française.

François Hollande a tout naturellement convié le président élu à participer aux cérémonies commémoratives du 8 mai 1945. C’est dans une attitude filiale et bienveillante que le Chef des Armées a accueilli son ancien ministre sur la Place de l’Etoile pour présider ensemble la cérémonie. A cette issue, la nouvelle a été confirmée : la cérémonie de passation de pouvoir aura lieu le dimanche 14 mai 2017. La continuité de l’Etat doit se faire vite.

Dans cinq semaines, la France est de nouveau appelé aux urnes ; cette fois-ci pour élire les députés qui composeront la nouvelle Assemblée nationale. D’ici-là, le lundi 15 ou le mardi 16 mai 2017, le nom d’un(e) nouveau Premier ministre sera dévoilé et aura en charge de conduire la nouvelle majorité présidentielle aux législatives. Une tâche rude pour le néo-président s’annonce, issue d’un mouvement ne comptant (pas encore) aucun élu. Le résultat issu de ces législatives sera scruté à la lettre et permettra ainsi au nouveau Président d’avoir (ou non) une réelle légitimité.

En ce jour de commémoration du 8 mai 1945, je me permets de conclure auprès de vous ce billet avec une pensée pour un Compagnon de la Libération, qui aurait eu 103 ans aujourd’hui : Monsieur Roman Kacew, dit Romain Gary.

« Le patriotisme, c’est aimer les siens ;

Le nationalisme, c’est détester les autres ! »

Bon retour au Château, Monsieur le Président !

@romainbgb – 8/05/2017

Louis-Julien PETIT : de Benigni à Adjani !

La vie n’est pas que politique.

Une fois n’est pas coutume, je me lance dans une nouvelle série d’interviews pour vous chers lecteurs. C’est dans ce sens que le talentueux réalisateur Louis-Julien PETIT est venu hanter mon esprit.

Qui ne tente rien n’a rien. La Branche pour cela demeure un lieu formidable d’écoute et d’échange. C’est ainsi que dans l’après-midi du 25 avril 2017 j’ai pu obtenir un entretien téléphonique avec le réalisateur trentenaire.

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Louis-Julien Petit – crédit photo : Robin Cerutti

Voici pour vous l’échange que j’ai pu avoir avec lui.

@romainbgb – 27/04/17

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Drôle de soirée

En terme de lendemain de soirée électorale présidentielle, je ne suis pas sûr que l’on ait jamais connu pareil scenario. Les deux partis traditionnellement au pouvoir depuis la création de la Vème République ont été évincés en l’espace d’une soirée.

D’un côté, le candidat, issu de la primaire de la majorité au pouvoir, a vu ses chances présidentielles réduites à néant par un parti qui s’est mis En Marche il y a à peine un an. Un peu plus de deux millions d’électeurs ont soutenu Benoît Hamon dans son aventure présidentielle. Quand en 2012, ils étaient plus de dix millions à voter François Hollande

De l’autre, le candidat, issu, lui aussi, d’une primaire du parti gaulliste, a été également évincé par les urnes. Un peu plus de neuf millions sept cent mille Français avaient donné leur voix à Nicolas Sarkozy en 2012. Ils ne sont plus que sept millions à se retrouver derrière François Fillon et sa volonté d’agir aujourd’hui.

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L’incertitude présidentielle

Treize jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle française. Rarement une campagne politique aura été si violente et si incertaine. Cette fin de mandat devient digne d’un spectacle digne d’une pièce de Feydeau ou d’une tragédie grecque. Au choix. Quel triste spectacle dans ce pays de valeurs et de libertés !

En 2002, tout le monde se souvient du score des électeurs qui s’étaient abstenus de leurs présences des urnes. 28,4% des électeurs français avaient préféré rester chez eux lors du premier tour. La suite, on la connaît : le Front National est pour la première fois de l’Histoire au second tour d’une élection présidentielle.

A moins de quinze jours du premier tour, cette constante referait à nouveau surface pour la présidentielle 2017. Néanmoins, il y aurait tout de même quatre « grands » candidats qui sortiraient leurs épingles du jeu : Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et François Fillon.

« Je ne vous demande pas de m’aimer. Je vous demande de me soutenir, parce qu’il y va de l’intérêt de la France. Il ne s’agit pas de choisir un copain. Il s’agit de choisir un président […]. » – François Fillon ; Paris, le 9 avril 2017

Je me permets juste de citer un ancien Premier ministre, en course à la magistrature suprême, pour rappeler un fondement principal dans le cadre d’une élection présidentielle. L’image de la France et de sa crédibilité joue donc son va-tout dans ce contexte précis. On a beau diaboliser les Etats-Unis d’Amérique après l’élection de Donald Trump ; on ne serait guère crédible si le cœur nous prenait de poursuivre avec un pareil scenario sur l’Hexagone.

Gratter pour toucher le fond. Quand il y en a plus, il y en a encore. Triste vision que celle proposée par les médias (certains ?) pendant cette campagne. Niveau caniveau. De tout bord et de tout temps, je ne suis pas sûr que ce soit le moyen le plus efficace. Est-ce à l’électeur alors de prendre de la hauteur ?! …

La campagne officielle pour l’élection présidentielle française version 2017 est lancée aujourd’hui. Nicolas, Marine, Emmanuel, Benoît, Nathalie, Philippe, Jacques, Jean, Jean-Luc, François et François auront le même temps de parole.

Faites vos jeux, rien de vaut plus !

@romainbgb – 10/04/17

40 jours

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©Romain BGB

En cette période de Carême, les quarante jours, qui nous séparent du premier tour d’une élection présidentielle, n’auront jamais aussi bien porté leurs noms. Ceci faisant écho à ma lecture de l’ouvrage de Gilles Boyer et son retour en arrière sur les huit cents jours passés auprès d’Alain Juppé comme directeur de campagne pour la primaire ouverte de la droite et du centre [Rase Campagne].

Ma première rencontre avec l’auteur remonte lors d’une soirée bourbonesque en février 2013. Venu avec son compère Edouard Philippe, j’ai pu ainsi avoir la chance de discuter un peu avec eux. A travers l’ouvrage Dans l’Ombre, qu’ils ont rédigé à quatre mains, j’ai su très vite, que quelque chose dans ma vie politique n’allait plus me quitter : l’ombre ! Je n’ai jamais été un fan de la lumière, tant dans ma vie personnelle, que professionnelle !

Une personnalité n’est jamais simple à cerner. En découvrant celle de Gilles Boyer, je vous le confirme. Dans Rase Campagne, je découvre plusieurs personnes à travers lesquelles on comprend très vite qu’elles ne sont qu’une seule : GilleS ! Soyons sérieux.

Je ne vous parle pas de dédoublement de personnalité ou autre déviance psychologique. Sans détour, pendant près de trois cents pages, le conseiller de l’ombre se livre. Le style littéraire qui lui appartient si bien, nous fait comprendre un peu plus les mécanismes internes d’une campagne et les rapports de force pouvant exister au sein d’une même équipe, d’un même parti politique. A travers l’information, la transmission et l’humour, Gilles Boyer se livre sans détour dans son ouvrage intime : Chapeau !

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#Banlieues

« La banlieue c’est pas rose, la banlieue c’est morose.[i] »

Une fois de plus l’hebdomadaire « Le 1 » me permet de rebondir sur l’actualité avec vous. En titrant son 143ème numéro sur les banlieues, mon esprit s’est souvenu des propos tenus par l’ancien Premier ministre, Manuel Valls. Nous étions le 20 janvier 2015 à l’Hôtel de Matignon.

Lors de ses vœux à la Presse, le député d’Evry avait estimé que « ces derniers jours avaient souligné beaucoup des maux qui rongent notre pays. »

C’est à ce moment là que l’on a retenu cette citation choc : « Il existe en France un apartheid territorial, social et ethnique. » Ceci prononcé seulement quelques semaines après les attentats terroristes de Paris et Montrouge.

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Crédit photo : Le 1 Hebdo – N°143 22 février 2017 – dessin de Jochen Gerner.

Dans le cadre de nos entretiens avec mon co-auteur pour le livre Dans l’ombre des Présidents, nous avions pu échanger avec le Premier ministre Edith Cresson. C’est en voyant la couverture de l’hebdomadaire, en me rappelant la phrase choc de Manuel Valls, que l’entretien avec le Premier ministre m’est revenu en mémoire.

Prendre en référence l’apartheid, quelques jours après des attentats terroristes en France, n’est pas anodin. Un parcours souvent omis dans le CV de l’ancienne locataire de Matignon : Edith Cresson est titulaire d’un doctorat en démographie. Nous avions alors échangé sur les propos tenus par l’un de ses lointains successeurs à Matignon :

« Si les gens se sentent aussi désenchantés aujourd’hui, c’est qu’il n’y a pas de projet. Alors on est là. On parle. Il a dit que. Et pourquoi Manuel Valls a prononcé le mot apartheid au sujet des banlieues ?

Les mots, les phrases, tiennent lieu d’action. Ce que l’on fait et les résultats n’ont que peu d’effet. D’ailleurs on le voit bien actuellement en France, il n’y a aucun résultat. En matière de chômage, par exemple. On raisonne sur des principes et non pas sur des faits. On commente puis on commente les commentaires.

« Tous nos concurrents, ou amis, appelez ça comme vous voulez, ils raisonnent sur des faits, à commencer par les Allemands. Ça marche ou ça ne marche pas. Le but étant de lutter contre le chômage, d’avoir des parts de marché, d’avoir de l’influence à l’extérieur. La France est en train de perdre son influence à cause de cette mentalité. Alors on peut toujours dire que la France éternelle a un rayonnement  qui date de la nuit des temps, que grâce à ça la Terre entière est en admiration devant nous. Ce n’est pas vrai ! La Terre entière a de plus en plus tendance à nous ignorer.[ii] »

Après l’interpellation de Théo L. à Aulnay-sous-Bois, et à cinquante huit jours du premier tour de la présidentielle 2017, cela laisse à réfléchir.

L’échec de la politique des Banlieues par les pouvoirs publics.

De Clichy-sous-Bois à Aulnay-sous-Bois ; d’Aubervilliers à Trappes. Autant d’exemples, autant d’échecs. On ne peut pas oublier les enfants de la République. La clef de l’élection présidentielle serait-elle là ?

La grandeur de la France. Tout cela n’est plus qu’un lointain souvenir. Les temps changent ; les choses changent.

« La banlieue c’est pas rose,

La banlieue c’est morose !

Alors prends toi en main,

C’est ton destin, c’est ton destin ! »

@romainbgb – 24/02/17

[i] Extrait de la chanson « C’est ton destin » issue de l’album Bouleversifiant ! ; Les Inconnus (1991)

[ii] Propos tenus le 9 juillet 2015, à Paris, dans le cadre d’un entretien pour le livre Dans l’ombre des Présidents.

La grande lessive

Fidèle lecteur de l’hebdomadaire « Le 1 », je rebondis avec vous suite à la parution de leur dernier numéro, disponible dans tous les bons kiosques depuis mercredi. Loin de moi l’idée de venir paraphraser cette édition, mais le choix du titre m’est parut une évidence, que je me permets de le reprendre à mon tour pour cet article.

La grande lessive présidentielle

A 64 jours du premier tour de l’élection présidentielle, l’inconnue demeure. Je ne reviendrai pas sur les affaires en cours, mais je pense que depuis le début de la Vème République, jamais une élection présidentielle n’aura connu d’autant d’incertitude à deux mois du premier tour du scrutin.

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Un président et sa primaire

Un cadeau de Noël n’aura jamais aussi bien porté son nom.

Ce dimanche 15 janvier 2017, aux alentours de 18H, rien ne présage l’événement public auquel je vais faire face. Le traditionnel canapé rouge de l’émission du service public s’est délocalisé. Michel Drucker change de costume pour être sur la scène du théâtre parisien des Bouffes Parisiens. L’animateur vedette du PAF y est en représentation pour la dernière de son spectacle « Seul … avec vous ».

Les trombes d’eau déferlent sur la capitale. Les gens se pressent sur la rue Monsigny pour se mettre à l’abri. En sortant du métro Quatre Septembre, la queue des gens venant au spectacle se fait de plus en plus longue vingt minutes avant le début théorique de la représentation. Un taxi s’arrête devant, un monsieur aux cheveux blancs en sort, les crépitements des flashs suivent. Guy Bedos vient d’arriver pour assister à la dernière de son ami. Peu de temps après, l’accès nous est enfin permis : la foule entre prendre possession du théâtre. Il est 18H, la représentation est censée débuter. Me voilà arrivé au balcon pour prendre possession de ma place.

Dix minutes plus tard, le public attend. Ma voisine commence à dégainer la première son téléphone portable. Je me baisse pour scruter quelle personnalité, ou quelle action, elle prend en photo. Et là, que vois-je ?! …

Le président de la République, François Hollande, accompagné de la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, sont assis au 6eme rang.

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Le président de la République, François Hollande, et la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, à la dernière représentation du spectacle « Seul… Avec vous » de Michel Drucker –  © Romain BONGIBAULT

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