M. Moustache.
Chers Lecteurs,
Après avoir arpenté les couloirs de la République la semaine passée, je vous propose de partir à la découverte d’une nouvelle personnalité avant une petite pause estivale
Notre nouvel interrogé nous le fera bien comprendre : il n’aime pas les plans de carrière tout tracé. Ceci se vérifiera très vite, à la vue de son parcours professionnel quelque peu atypique.
Sciences-Po et Droit. C’est par la rue Saint-Guillaume que notre interrogé poursuivra ses études en menant de front une Licence de Droit à la Sorbonne. Ceci lui permettant de réaliser le rêve enfantin qu’il s’était fixé : « faire l’ENA ».
ENA. Même si l’on voit un certain recul et une certaine déception une fois arrivé dans cette noble institution, notre interrogé tiendra le bon bout. Il en finira 3ème du classement de sa promotion et accèdera ainsi aux portes du Conseil d’État.
Conseil d’État. C’est durant cette période que notre interrogé pourra acquérir ses connaissances et assimiler au mieux les rouages du contentieux administratif. Chose qui lui servira dans la suite de sa carrière, lorsqu’il fera un changement de cap au début des années ’90.
Cabinets ministériels. Son engagement à Gauche lui permettra de fréquenter les arcanes du pouvoir avec l’arrivée de M. Mitterrand à la présidence de la République. Ce sera sous l’égide de M. Defferre que notre interrogé pourra s’épanouir au sein des Cabinets ministériels en devenant tour à tour conseiller technique puis Directeur de Cabinet.
Michel Rocard. La philosophie commune qu’il partage avec l’illustre Premier ministre amènera notre interrogé à rejoindre son équipe de campagne en vue de la présidentielle de 1988. Même si la chose n’ira pas au bout, notre interrogé gardera son ancrage rocardien jusqu’au bout, pour continuer à diffuser cette pensée aujourd’hui encore.
Outre-mer. Michel Rocard devient le Premier ministre de François Mitterrand. En arrivant à Matignon, il accède aussi à la requête de notre interrogé : « enrichir son expérience et être directeur d’une administration. » Ce sera chose faite en étant nommé directeur des Affaires politiques, administratives et financières de l’Outre-mer au ministère des Départements et Territoires d’Outre-mer.
Avocat au Conseil d’État et à la Cour de Cassation. Puisqu’un plan de carrière n’est toujours pas d’actualité, notre interrogé se décide à quitter l’administration pour entrer dans celle de la profession libérale. Suite à la demande de M. Lyon-Caen, il rejoindra le Cabinet d’Avocats de ce dernier et devient ainsi Avocat auprès du Conseil d’État et de la Cour de Cassation. Fonction qu’il occupe toujours aujourd’hui, d’ailleurs.
Football. Dans cette même période des années ’90, une nouvelle expérience professionnelle s’ouvre à lui : celle du Football. C’est ainsi qu’à la demande du président de la Fédération Française de Football de l’époque, M. Fournet-Fayard, il rejoint le Conseil Fédéral de la Fédération pour apporter son regard juridique au sein de l’Institution.
Ligue de Football professionnel. Sur la base d’un programme, voilà notre interrogé se présenter dans une nouvelle expérience professionnelle : celle de devenir président de la Ligue de Football professionnelle. Ce sera chose faite avec son élection en 2002 et ceux durant 14 années, avant de passer la main en 2016.
Futsal. « Foot un jour, Foot toujours ! » Ce n’est pas parce qu’il n’est plus président de la Ligue, qu’il ne s’intéresse plus au Football. Ce sera dans le Futsal que notre interrogé continue d’enrichir ses connaissances en devenant le dirigeant du Club de Garges Djibson Fustal en 2020.
Je vous laisse découvrir le portrait de Monsieur Frédéric Thiriez, avocat au Conseil d’État et à la Cour de Cassation.

Dans le cadre pandémique que nous connaissons, la réalisation de ce portrait a été réalisé, dans les conditions sanitaires requises, dans un café parisien, le 4 août 2021.
Bonne lecture !
@romainbgb – 10/08/21